« Il n'y a pas meilleure ville que Zootopie, j'ai pu réaliser mes rêves. »
ㅡ Ben - 22 ans, mannequin
« Zootopie est une ville si jeune et qui ne s'arrête jamais, je suis fière d'y habiter. »
ㅡ Anna - 24 ans, fleuriste
« J'avais tout perdu et quand je suis arrivé ici, j'ai réussi à retrouver du travail, un logement, une famille... »
ㅡ Anonyme
« J'adore cette ville, je ne pourrais vivre nul part ailleurs ! »
ㅡ Isabella - 19, étudiante
« Zootopie m'a apporté bien plus que ce que j'espérais, c'est une ville si enrichissante. »
ㅡ Steeve - 35 ans, thérapeute

LE MAIRE
compte fondateur - mp
Zootopie est une ville cosmopolite où ne vivent que des thérianthropes et où chaque espèce cohabite avec les autres ; qu’on soit un prédateur ou une proie, tout le monde y est accepté.
  Idéalisée, cette ville à l'aspect utopique, est au centre de toutes les attentions, avec cette idée que tous les rêves sont possibles et que chacun y a sa place, que chacun peut devenir qui il souhaite - que chacun puisse devenir quelqu'un de meilleur.  Mais la vérité est bien loin de cette utopie véhiculée, puisque les inégalités sont encore d'actualité et que la discrimination au sein de la population ne fait que s'accroitre...

 Plongez alors au coeur d'une intrigue où vous devrez combattre et mener une lutte pour prouver que vous êtes plus que ça, que vous valez bien plus que ça.

08/06/18
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S. Lullaby McCormick
ordre de l'hippogriffe
Jeu 18 Jan - 4:04

trust me girl you wanna be high for this

Musique — L'impatience, cette envie maladive que les choses arrivent sans attendre ; le palpitant s'accélère, elle pourrait en ressentir une certaine fièvre ; comme un drogué en manque. Ses pupilles cherchent celle d'un signe qui lui donnerait une heure approximative ; elle en est persuadée Lullaby, que son cul va rester collé à cette chaise encore plusieurs minutes... Soupir profond qui lui vaut un regard assez strict de son professeur d'Astronomie ((matière qu'elle préfère normalement)) ; mais à cette heure-ci, sa tête n'est pas au cours, mais à son "rituel". Elle a hâte de sortir de cette pièce, de humer le doux parfum de la brise hivernale, de se laisser emporter par une vague de froid qui ravirait ses sens ; qui la réveillerait sans attendre. Elle s'étire les jambes à cette idée, tapant nonchalamment du pied sans s'en rendre compte. L'impatience... Cela ne lui était pas arrivé depuis longtemps.

Le cours se termine, mais le temps n'a pas passé plus vite, non, il s'était fait long, comme pour calmer ses ardeurs, pour refréner une attente ((qui pourrait un jour la briser.)) Lullaby quitte la salle de classe le plus vite possible, bouquins enfournés sans ménagement dans son sac à bandoulière, bousculant certains camarades à cause de son empressement maladroit ; des excuses furtives furent faites alors qu'elle accélérait son pas sur le pavé, accédant au belvédère non loin dans l'attente de sa partenaire. Deux cigarettes sont dégainées de son paquet un peu abîmé alors qu'elle s'approche du rebord, regardant avec émerveillement ce paysage qu'elle côtoie maintenant depuis bientôt sept ans. Le temps passe vite, il défile à une vitesse folle, laissant sur le carreau les gens qui attende ((lui, il trace sa route.))

Son casque sur la tête, elle se met à faire ce qu'elle déteste ; attendre ; mais tu en vaux bien la peine, car tu es sa comparse, celle avec qui elle partage bien des choses ((tu es spéciale en ton genre, tu as cette place si particulière)) - tu n'es tout simplement pas définissable pour elle ; Zora. Sans le réaliser, Lullaby se met à imaginer ton arrivée ; seras-tu essoufflée et gênée de ton retard ou sera tu tout simplement imperturbable et d'un calme olympien ? Elle qui est capable de cerner les gens, de déceler à force d'analyse poussée leur réaction, avec toi, c'est différent ((et ce n'est en rien déplaisant.)) La voilà qui se laisse glisser sur le sol, attrapant un carnet sur lequel elle griffonne en attendant, mais c'est l'écho de plusieurs pas tapant le bitume et la fin de sa chanson qui la sorte de sa rêverie, son regard azuré et pâle captant le tien juste en relevant la tête. Sa cigarette entre les lèvres, elle te tend la seconde déjà sortie du paquet depuis plusieurs minutes, un sourire étirant ses lippes délicatement ; les yeux malicieux. « Tiens, ne t'en fais pas, je t'ai attendu Zora. »

Le ton taquin d'une femme
Qui tente de sonder ton âme
Un regard bienveillant et magistral
Elle allume en un clin d’œil votre saint Graal


« Alors, quoi de neuf ? Pas trop dure ta journée ? » Ce n'est pas dans son genre normalement de faire la causette pour parler chiffons ou autre chose de ce même acabit, mais il faut dire, qu'avec toi, elle change ses habitudes. C'est fou, elle s'en rend compte Lullaby, qu'à ton contact, elle évolue ((et sans aucun doute, en bien.)) Elle espère, du moins.
BY MITZI


Il n’y a pas de mort digne ! Notre corps nous lâche parfois quand on a 90 ans parfois avant même qu’on vienne au monde mais ça arrive fatalement. Il n’y a jamais de dignité là dedans. Peu importe qu’on puisse marcher, voir ou se torcher les fesses tout seul c’est toujours une horreur, toujours. On peut vivre dans la dignité mais pas mourir. Lulla déblatère en #6699cc




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Zora Steinman
ordre du sombral
Dim 21 Jan - 23:57



the world is quiet and waiting and all around the air is still. When all is come to pass, the storm has breathed it's last.



Journée en demi-teinte pour une adorée de l’activité qui s’était retrouvée étendue à la mi-journée dans les draps de l’infirmité. Fiévreuse fébrile que tu étais depuis le lever, tu avais finis par rendre les armes à la moitié, décidant qu’il était temps pour toi d’aller reposer ta cervelle embuée sur les oreillers à l’odeur particulière de l’infirmerie. Pimentine en remède, pour que cela te vienne en aide, tu avais attendu les effets entourée par la fumée. Regard hébété plongé dans le vide, tu prenais conscience de ton air idiot et insipide. Tes reniflements incessants avaient eu don d’user la patience de tes camarades dans la matinée et dorénavant plongée dans le silence, chaque son se répercutant violemment à toi te rappelais le doux bruit de fond de leurs complaintes.

Ils n’avaient pas eu tort de te trouver insupportable. Car désormais en tête à tête intime avec la maladie, tu fulminais, le visage sous les draps au moindre bruit que tu provoquais. Reniflements, raclements de gorge, soupirs incessants. Un orchestre horripilant. Assoupie, tu finis par te réveiller d’un sommeil sans rêves rejetant le tissus te couvrant, balançant tes pieds hors du lit. Tu regardas instinctivement l’heure, grognant, le bout de tes orteils venant taper à plusieurs reprises le sol, comme un enfant en plein caprice. Ton râle est dû à l’horloge qui te nargues, te dis, ma fille, tu as bien trop dormi. Mèches revêches, air débraillé à souhait, tu quittes les lieux, précipitée par l’envie d’être ailleurs.
Ailleurs et en meilleur compagnie.

Car tu sais qu’il y a une amie qui t’attends et tu espères égoïstement autant que secrètement qu’elle temporise le temps perdu, qu’il y a quelque part un peu d’impatience dans ta venue. Alors avec ton look du saut du lit, sans remarquer que les draps se sont imprimés sur ton minois, tu débutes une course ralentie par les flux lents d’étudiants. Tu trépignes derrière eux, le regard plissé, presque agacé, tu marches sur leurs talons, les colle de près. Tu es l’angoisse des couloirs, le pot de colle des heures d’affluences. Si ta vitalité a été retrouvée, autant l’est ton impatience.

Et de loin déjà, tu étends ton cou pour appréhender en vain la silhouette, te hisse sur la pointe des pieds pour t’assurer que ta rétine ne te joue pas des tours. Tu pourrais faire demi-tour, t’avouer vaincue. Te dire, j’ai manqué l’horaire, on est parti sans moi et c’est peut-être mieux comme ça. Mais tu pousses ta complainte jusqu’au lieu de rendez-vous et tu te traînes avec l’espoir de pouvoir l’apercevoir. Tu termines ta course, reprends ton souffle. Tête baissée, cheveux en rideaux, le sol en seule vision c’est dans une nouvelle inspiration que tu lèves le menton, une cigarette tendue devant les yeux.

Alors tu la saisis dans un sourire exprimé en soupir fatigué mais rassuré. « Oh, Lulla, dire que j’ai douté de toi. » Alors que c’était moi qui était en proie aux doutes et qui n’était pas là. Redressée, enfin sur tes deux pieds, tu viens prendre place à ses côtés, tu pourrais en réalité presque t’y lover si jamais tu te l’autorisais. Il faut croire que la solitude de l’après-midi t’as coûté et qu’une présence amicale t’as manquée pendant que tu fulminais. Récompense aux bouts des doigts, tu passes mécaniquement ta main dans tes cheveux, défaisant quelques nœuds. Négligée que tu es, ce n’est plus le moment de s’en préoccuper.

Tu tires une première bouffée et enroule ton écharpe autour de ton cou, remontant l’une des extrémités jusqu’à ton nez. Et malgré l’épaisseur de la maille, l’on peut entendre ton soupir, comme si tu avais porté l’espace d’un instant la fatigue du monde sur tes maigres épaules. « Inintéressante, plate, loin, très loin de mériter une quelconque appréciation. » Tu hausses une épaule avec lassitude, recrachant la fumée en ligne droite. Mais tu n’es pas là pour te plaindre alors malgré une expression renfrognée, un regard quelque peu cerné, tu la chasses par un sourire et des mots se voulant rassurant. « Il faut croire qu’on peut pas en dire davantage d’une journée à être malade. J’ai passé l’après-midi à l’infirmerie. » Et tu le dis naïvement, oubliant tes airs débraillés, tes cheveux emmêlés.

Ton expression émaillée qui pourtant sourit avec une satisfaction non-dissimulée d’être à ses côtés. « Et toi? Dis moi, par pitié, que ta journée a été plus palpitante. Ça me donnera l’impression d’avoir fais quelque chose d’amusant par procuration. » Car si tu as le sentiment d’avoir gâché un précieux jour, tu espères pouvoir te réjouir de celui des autres et l’imaginer avec gaité.


HRP — et voilà bôté, en espérant que ça te plaise. ♥︎♥︎♥︎





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S. Lullaby McCormick
ordre de l'hippogriffe
Lun 22 Jan - 1:12

What are the things That I want to say just aren't coming out right

Musique — T'as une mine épouvantable Zora ; et c'est rare pour Lullaby de te voir dans cet état ((elle croit, en vérité, elle n'est plus sûre de grand chose en ce moment.)) Alors elle te regarde, de ses yeux gris, un peu inquiète, te regardant souffler et t'asseoir à ses côtés avec le plus grand naturel du monde ; mais avec une certaine retenue. Dans un geste qui n'appartient qu'à la demoiselle, son briquet vient allumer la cigarette qui se retrouve entre tes lèvres ((celle d'un rituel qui est votre)) et avec lenteur, Lullaby ramène sa flamme à elle ; éclairant partiellement son visage que la nuit noie dans sa pénombre. Expiration légère, pourtant catégorique et sans bavure, la fumée s'échappe avec rapidité, se mélangeant à la brume de son souffle chaud qui se percute à celle du froid de l'hiver. T'es malade Zora, Lullaby le sent, elle le sait et ça se voit ; parce que t'es un peu rouge, ou un peu pâle ; au choix. Tout ce que la jeune femme constate, c'est que ça ne va absolument pas et elle ne peut s'enlever l'idée suivante de la tête ; que tu te sois forcé à venir pour ne pas rompre votre rituel. Sur cette pensée, Lullaby s'arrête, fronce un peu les sourcils alors que tu prends la parole, que tu lui racontes ta journée des plus... Palpitante. Sous la surprise, Lullaby ne peut s'empêcher d'arquer un sourcil.

Avec toi, elle ne ressent pas de malaise
Et c'est le bruit du crépitement de sa fraise
Ta voix et tes manières qui soudainement l'apaisent
Ses rêveries tombent en même temps que la braise


« Et toi? Dis-moi, par pitié, que ta journée a été plus palpitante. Ça me donnera l’impression d’avoir fais quelque chose d’amusant par procuration. » Une émotion de stupeur arriva en un quart de seconde sur son visage, mais fut vite cachée par un rire et un sourire bienveillant. Sa journée ? Qu'est-ce qu'elle pouvait bien te raconter ? Haussement d'épaule, Lullaby se masse la nuque, cherchant ses mots, réfléchissant comment te raconter ses "épreuves" de la journée. « Hum... Je n'sais pas si tu mérites. Après tout, tu as douté de moi... » Faussement vexée, la jeune femme se met de nouveau à rire, brièvement, s'étirant un peu en allongeant ses longues jambes sur le sol. « Alors, pour tout te dire, j'me suis disputée avec un ami hier soir, du coup, j'ai passé une journée des plus exécrable. Les gens se sont tous donné le mot pour être con, j'te jure, c'était é-pou-ven-table ! » Et elle accentue ses paroles par des mouvements de mains et de bras carrément trop exagérés, elle le sait très bien, elle en a conscience ; mais ça lui permet d'extérioriser d'une certaine façon ((et Lullaby a conscience que tu ne la jugeras pas là-dessus ; peut-être.)) C'est en levant les yeux au ciel qu'elle rajoute en expulsant la vague de nicotine qu'elle vient d'ingérer... « Les gens m'énervent Zora, sans déconner... J'sais bien que j'suis pas quelqu'un de particulièrement... Euh... J'ai pas le mot là tout de suite, mais bref, je sais que j'suis bourrée de défaut, mais j'demande juste un minimum d'espace vital. Mais j'sais pas, j'ai l'impression que j'dois raconter toute ma vie et mes états d'âmes aux gens et ça me blase. » Son sourire s'estompe au fur et à mesure de son récit ; elle est sur les nerfs, depuis plusieurs semaines ((elle est juste trop bonne actrice - trop douée pour cacher les choses.))

Dans un élan lent, Lullaby se redresse, son regard se portant sur l'horizon, s'étirant de toute sa longueur avant de remettre sa cape sur ses épaules et lâchant en gueulant à moitié ; comme pour te prévenir et alerter la terre entière ((ou juste le bahut.)) « Du coup j'ai dit aux gens qui me faisaient chier et qui disaient des messes basses sur moi qu'ils pouvaient tous aller s'faire mettre par une bande d'elfes de maisons ! » Elle n'en rigole pas malgré son sourire sur les lèvres qui revient comme un automatisme... Lullaby n'est qu'une esquisse, comme un mot doux que l'on plisse et qu'on range dans sa poche sachant pertinemment qu'il finira à la machine ; et donc en miettes. Elle sait qu'elle n'est pas véritablement honnête, qu'elle cache beaucoup de choses, qu'elle laisse planer des mystères - et malgré son côté je m'en foutiste, le regard et le questionnement des gens la pèse plus qu'elle ne l'aurait imaginé. « Dis-moi la vérité Zora ; ça te dérange de pas savoir grand chose sur moi ? T'as l'impression que je suis fausse ? Que je porte un masque quand on est ensemble ? »

Parce que pour la première fois depuis deux semaines, elle n'en a pas l'impression... Avec toi, elle arrive à être elle-même, des plus naturelles.

hrp :j'espère que ça t'ira bb chat 8) je t'aime moi aussi fufu

BY MITZI


Il n’y a pas de mort digne ! Notre corps nous lâche parfois quand on a 90 ans parfois avant même qu’on vienne au monde mais ça arrive fatalement. Il n’y a jamais de dignité là dedans. Peu importe qu’on puisse marcher, voir ou se torcher les fesses tout seul c’est toujours une horreur, toujours. On peut vivre dans la dignité mais pas mourir. Lulla déblatère en #6699cc




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Zora Steinman
ordre du sombral
Lun 22 Jan - 3:49



the world is quiet and waiting and all around the air is still. When all is come to pass, the storm has breathed it's last.



Si la lumière vient à manquer, que seul le briquet semble avoir été un éclair de journée, vous vous trahissez par des bouts allumés, incandescents, mouvant aux caprices de vos mains. Tu évites son regard habilement pourtant loin d’être fuyante. C’est simplement que tu sens les yeux grisâtres s’arrêter sur ta pâleur rehaussée par les rougeurs de ta fièvre, que tout crie contre ton grès. Que tu n’es pas là pour te plaindre ou bien te faire choyer, tu n’es de ce genre d’enfants gâtés. Que bien que cet état accentue tes traits encore poupins, tu n’es pas en si mauvais point. Un sourire se dessine sur tes lèvres, oui, il est vrai que tu as douté et que si tu n’étais pas précipitée, tu n’aurais probablement pas osée oraliser cette pensée. « Oui, il est vrai, j’ai o-sé douter! Voix amusée, tu ponctues calmement mais théâtralement chaque mots, les articulant avec récréation tandis que ton regard bas se concentre sur tes ongles que tu regardes passablement. Et je l’ai pas volé celle-là. » Tu laisses un rire s’échapper, léger, reprenant ta diction habituelle.

Tu l’écoutes le regard plissé, un sourcil haussé, l’ongle de ton pouce sous ta canine. Réflexe malhabile d’une ancienne anxieuse, qui se ronge les sangs à la mesure de son histoire et au rythme de ses palabres. Tu imagines aisément le poids qu’elle doit avoir sur le cœur car qu’importe la personne concernée, la nature de leur relation, échanger des mots durs avec un être aimé a toujours tendance à fendre l’appétence. Mais ton sourire reviens, car il ne part jamais bien loin. Tantôt discret, tantôt fameux.

Car Zora tu n’as pas besoin d’en faire des tonnes, ton attentivité et ta présence sont assez semble-t-il pour pouvoir la pousser à la catharsis. À se lâcher, hausser le ton, les bras, les yeux au ciel. Et ça te plaît de la voir ainsi, d’être ce vecteur-ci dans sa vie. Second rôle ou plutôt figuration dans le film des autres, tu affectionnes ta place d’oubliée utile. Car sans toi le cadre semblerait vide. Mais le minois du premier rôle se voile à mesure et toi tu la sondes, la dévisage, interrogative silencieuse qui la suit du regard lorsqu’elle se lève.

Il y a une sorte de fougue, de défiance dans sa manière de piétiner le pavé de ses deux pieds pour crier à qui veut l’entendre, qu’elle les emmerde. Le tout avec le sourire. Si tu es d’abord étonnée, que tu es là à passivement l’observer, tu finis par lui sourire. Clope aux lèvres, coudes appuyés sur tes genoux accroupis et visage bouillant entre tes deux mains froides. Elle t’amuse, même dans sa manière de crier sa souffrance, parce qu’elle le fait avec une sincérité touchante. Quelque chose qui toi, te donne des élans de bienveillances, réduit à satiété les questions mal placées que tu pourrais avoir.  

« Dis-moi la vérité Zora ; ça te dérange de pas savoir grand chose sur moi ? T'as l'impression que je suis fausse ? Que je porte un masque quand on est ensemble ? » Tu hoches la tête à ton prénom avant d’abaisser ton regard, pensive. Tu étires tes bras, penche la tête sur le côté. « Mmh. » Tu sembles réfléchir bien légèrement car il y a un certain calme dans tes mouvements, une certaine satisfaction cachée sous tes cils. Tu te lèves à ton tour, pour mieux t’avachir, t’appuyer contre le rebord, dos tourné.

« Si tu demandes, c’est que le doute subsiste. Pause et moment de silence. D’un côté, c’est tout bénéf’ pour toi. Tu te décharges sans te dévoiler, t’as pas besoin de vraiment te montrer. Et tes mots sont imprégnés de cette facilité à déterrer le pire, à maladroitement étaler allègrement le trop honnête. Parce que c’est ce qu’on dit dans ton dos, non? Que tu es fausse. »

L’intonation est plate, comme forcée et tu sembles débiter les mots sans rancune aucune. Et tes paroles sont dures Zora.

Mais c’est un fin sourire, une parenthèse amusée aux pupilles réconfortantes qui viennent ponctuer ton numéro à son final lorsque tu la regardes par-dessus ton épaule, tête renversée. Car si elle a réussi à te surprendre en posant une telle question, tu ne pouvais pas lui laisser le loisir d’être rassurée dès les premiers instants. « …Quelque chose dans ce genre là? Tu prends un instant pour hausser lascivement les épaules, un air tranquille. Je veux dire, le pire scénario pour toi, la pire réponse, ça aurait été ce genre de baratin, non? »

Et tu abaisses ton écharpe, la défait légèrement car ta nuque humide t’horripiles. Parce qu’il t’en as fallu du courage pour lui faire peur, parce que t’en avais pas envie, que t’y as pris aucun plaisir. Mais que ça te semblais nécessaire de mettre le doigt là où ça pouvait faire mal, pour démontrer que tu savais. Qu’elle avait pas besoin de se mettre à nue, de tout te dire pour que la compréhension en découle. Qu’elle le garde éloigné son jardin secret, parce que sans qu’elle le sache, elle t’en avais déjà tellement révélé.

« Si je te dis qu’à moi on me la fait pas, tu me crois? C’est quelque chose de rassurant pour toi? » Et tu la désignes du bout du menton, bras croisés, cigarette tenant à peine au bout de tes lèvres. « Je me serais pas levée pour d’la fausseté tu sais. »


HRP — ♥︎♥︎♥︎





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S. Lullaby McCormick
ordre de l'hippogriffe
Lun 22 Jan - 4:43

Just gonna stand there And watch me burn But that's a l r i g h t

Musique — T'as un don Zora, celui de lui faire perdre son calme Olympien en une intonation de voix, en un mouvement de tête interrogateur sur le côté ; comme si Lullaby te posais la question tant espérée... Et y'a une certaine malice dans ton regard qui la visse sur le pavé, les prunelles sombres et la mâchoire serrée. La salive ne se produit plus dans le fond de sa trachée et s'en qu'elle ne s'en rendent compte, ses mains se sont mises instinctivement à trembler ; comme si elle redoutait c'que tu allais pouvoir lui révéler. Et c'est le cas. Lullaby n'a normalement peur de rien, ni de personne - c'est ce qu'elle essaye de croire du moins - mais en cet instant, elle a la frousse de sa vie. Et elle déglutit enfin alors que tu te lèves et que tu viens prendre place non loin d'elle, avachit sur la rambarde ((Lullaby ne te lâche pas du regard, elle scrute tes faits et gestes par mégarde.)) Preuve de sa déroute et de son désarroi. Tu es cruelle quand tu le veux Zora ; Lullaby le sait, elle le constate, car tu prends un malin plaisir à lui dire la vérité ; celle qui fait mal et qui tape bien là où il ne faut pas... Mais la demoiselle ne sait pas si c'est volontaire ou non ; si tu joues à un jeu dangereux ou si tu poses honnêtement cartes sur table. Et elle pourrait déposer les armes Lullaby si elle n'était pas si réservée ((mais le dilemme fait qu'elle est tétanisée et qu'elle ne peut rien lâcher.))

Et tu parles, tu lâches les phrases et un mystère plane ; car Lullaby ne sait pas si tu plaisantes ou si tu es sérieuse. Il y a dans le son de ta voix une franchise si nette, si froide, mais si vraie, que la jeune femme ne sait plus quoi en penser ; elle ne peut que se contenter de baisser la tête et d'acquiescer. Oui, le doute subsiste, il ronge, il se fait corrosif, lui rappelant ses déboires et ce qui lui reste de lucidité pour ne pas flancher. Elle joue un rôle, celui qu'on ne veut pas endosser, mais qui prend possession d'une réalité et qui l'enjolive sans arrière-pensée... En soit, est-ce encore un rôle, ou son onirique réalité ? Et les songes dans lesquelles elle se retrouve plongée  finisse par avoir raison d'elle ; mais rien ne peut la faire sortir de ton monologue ; étrangement, Lullaby s'en retrouve captivée. Elle se retrouve comme le soldat au fond de sa tranchée, qui se demande s'il va bientôt clamser ; mais ne détourne pas le regard de cette possibilité. Du coup Lullaby écoute, sans rien dire, dans un soupir et une agonie muette, dirigeant ses mirettes vers le rideau d'étoile qui se lève. Ce qu'on dit dans son dos ? Il y a de tout. Il y a des choses vraies, comme des choses horriblement fausses. Mais c'est elle qui accentue le mystère, qui garde la vérité enfouis, juste pour ne pas être jugée, détruite. Nouveau soupir, haussement d'épaules, sa cigarette quitte ses lippes comme la brume opaque qui fuit de ses narines.

Elle n'est pas rassurée pour autant Lullaby, même s'il est clair qu'elle a compris ton petit manège ; car on ne l'à lui fait pas non plus ; adepte des jeux d'échec mental, elle n'est pas prête à se prendre un mat en trois coups ; certainement pas. Alors la jeune femme sourit, délicatement en fermant les yeux et en s'appuyant de ses bras croisés sur la rambarde ; humant l'air frais pour se contraindre au calme, pour geler ses pensées en ébullition. Oui Zora, c'est officiel, tu as un don ; celui de la faire paniquer plus que de raison. Et elle en rit un peu Lullaby, pas jaune, pas aux éclats - mais juste doucement. Ni contraint, ni forcé, il quitte sa gorge pour quelques secondes, avant qu'elle ne le ré-aspire en même temps que la nicotine. « C'est pas sympa d'te foutre de moi sérieux, me refait pas ça. » Mais Lullaby n'est pas naïve et ce n'est pas non plus une idiote ; elle sait très bien que tu n'écoutera pas et que tu la torturera peut-être encore une fois ((si ce n'est plus.)) Le vent se lève, alors la jeune femme s'emmitoufle un peu plus dans sa cape, se frictionnant les doigts pour en retrouver la sensation ; tu lui avais glacé le sang d'effroi - comme Liam la veille. La peur de perdre des gens qui lui sont chers, juste parce qu'elle ne peut "se dévoiler" ; c'est d'une tristesse qu'elle ne peut réfuter, qu'elle ne peut accepter. « On dit bien des choses sur moi Zora, je sais très bien que tu n'es pas sourde et que tu as des oreilles un peu partout... » Nouveau soupir, plus profond cette fois, preuve que cette situation la blase énormément, mais qu'elle ne peut rien y faire ; qu'elle est coincée et qu'elle n'arrive pas à s'en dépêtrer. « Aujourd'hui, j'ai eu droit à "tu es enceinte ?" C'est pour te dire que les rumeurs me concernant vont loin. Peut-être un peu trop d'ailleurs... »

Et la tristesse se lit sur son visage, déformé par la colère et le méprit envers ces gens qui ne réfléchissent pas ; qui ne croit pas ce qu'ils voient, mais ce qui les arranges. Lullaby ne peut que soupirer de lassitude face à ce triste constat, mais contre lequel elle baisse les bras, elle rend les armes. « Et j'ai même plus envie d'les démentir, quoi que je fasse de toute façon, c'est de pire en pire. Alors j'ai fini par fermer ma gueule et à jouer les 'mystérieuses' ; parce que de toute façon, si j'dis rien, ils partent du principe que c'est une affirmation silencieuse... » Et elle se retourne vers toi, mine maussade et le sourire mélancolique qui s'empare de ses lèvres... « C'est pathétique, tu n'trouves pas ? » Nouveau haussement d'épaules nonchalant, sa cigarette est presque terminée, mais elle sait très bien que le rituel va s'enchaîner, qu'une nouvelle sucette à cancer va être dégainée ; et cette discussion va repartir de plus belle. « Enfin, c'est peut-être moi qui m'y prends pas comme il faut. J'en sais rien du tout à vrai dire... » C'est dans un geste lent qu'elle dépose son menton sur ses bras, mégot presque fini au bec, le regard plongé dans la vague de l'horizon qui semble la happer, qui est presque prêt à la dévorer. « Mais j'pense pas être dans l'erreur. J'suis pas un monstre, j'suis pas une hypocrite, j'suis pas une connasse qui pense qu'à sa gueule. Non, certainement pas. J'ai juste mes convictions... »

Elle n'est pas dans le déni Lullaby ; elle ne pense pas l'être... Mais peut-être qu'elle est dans l'erreur ; c'est déjà plus probable.

Tu m'inspires un peu trop là, alors arrête ou j'vais pas survivre ♥︎♥︎♥︎ 8D hésite pas si un truc conviens pas !

BY MITZI


Il n’y a pas de mort digne ! Notre corps nous lâche parfois quand on a 90 ans parfois avant même qu’on vienne au monde mais ça arrive fatalement. Il n’y a jamais de dignité là dedans. Peu importe qu’on puisse marcher, voir ou se torcher les fesses tout seul c’est toujours une horreur, toujours. On peut vivre dans la dignité mais pas mourir. Lulla déblatère en #6699cc




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Zora Steinman
ordre du sombral
Dim 28 Jan - 6:15



Don't try to tell me that my intentions are untrue
My eyes like butterflies you caught 'em and they're open wide
Clouded and hazy future clear whenever I'm with you
Just think of all the things we could do to pass the time
It's a walk in the park, it goes



Parce que jouer à remuer des anciennes plaies n’est jamais impunément laissé, tu te rends compte en retardataire que ta petite farce n’a eu comme effet rien de bénéficiaire. Si les signaux éclatant t’avaient écorchés la pupille auparavant, t’aurais cessée ton petit manège, tu serais descendu de ton cheval de bois pour mettre un genou à terre. Parce que t’aimes jouer Zora, mais tu connais pas les règles du jeu. Et on improvise pas avec le cœur de quelqu’un entre les mains. On manipule pas un palpitant blessé, un organe délaissé de cette manière. On ne peut pas s’amuser de ceux qui ont des bleus au cœur, de ceux qui ont épongés des malheurs contre quelques miettes de bonheur.

À quoi tu t’attendais? À quoi tu pensais jouer? Tu t’imaginais peut-être entendre un large rire partir en éclat, voir dans ses prunelles que oui, tu étais un poil cruelle, mais que ta vérité faisait de toi l’individu parfait, celui qui comprenait. Et même si elle semble plaisanter, qu’un léger rire s’échappe, aussi diffus que la fumée qu’elle vient de souffler, ça te pinces le cœur. T’as mal dosé, t’as crû bien faire, tu l’avoueras sans hésitation aucune. T’as pensé à bien dans ta maladresse mais t’es rendue compte un peu tard que ça ne justifiait pas l’effet indésirable procuré. Oh oui, tu aurais aimé éviter qu’elle continue de parler. Pas parce que tu refuses de l’écouter, que t’aimes pas qu’elle se confie à toi. Mais ça te déplais de voir ce que t’as provoqué.

Ça a toujours été ton problème à toi Zora, t’es la première à te jeter mais surtout à regretter.
À casser des trucs sans savoir comment les réparer, à te demander comment t’as fais. Elle le dit si bien Lullaby, tes oreilles traînent. T’écoutes même ce que tu ne désires pas entendre, t’assimiles la plupart des futilités et elles t’emplissent l’esprit sans arrêt. Alors, sans option pour les ignorer, tu finis par les proliférer. Parce qu’elles finiront par revenir à toi changées. Que dans le fond, t’es pas assez forte pour les garder, que tu trouves toujours un moyen de t’en débarrasser. Mais à force de balancer ces ordures au grand public, on n’est plus qu’un simple déchet. « Je le referais plus, juré. » Et t’as à peine le temps de prononcer les mots que ton index croise déjà le fer sur ton cœur.

T’es pas fière, pas vraiment à ton avantage. Et tu l’écoutes et rien ne pourrait te prêter à sourire. Pourtant, la rumeur sur sa grossesse te laisse échapper un rire, aussitôt confus par son naturel. « Mais qui pourrait donc en être le père? » Que tu susurres entre tes lippes moqueuses. Et pourtant t’as plus vraiment le cœur à rire, mais c’est plus fort que toi. Tu sais bien que t’as pas d’impact Zora, que tout ça vous dépasse. Pour être dans le business des mauvaises augures, on te l’a démontré de nombreuses fois. Une fois le dévolu jeté sur une personne, il est difficile de calmer la vague, d’attirer l’attention sur autrui. Car les gens possèdent des référents, des personnalités sur lesquelles ils auront toujours leur mot à dire. Parce que les gens aiment s’approprier la vie des autres.

Tu retires ta chevelure emmêlée dans ton écharpe, tu la mets à part, cigarette au bec. « Tu les ignores. Tu les emmerdes. Tu t’en fous. T’es meilleure qu’eux. T’attires l’attention malgré toi, faut croire que t’es faite pour ça. » Et si la culpabilité n’a pas terminé de perler le long de ta nuque accompagnée par la fièvre, ton honnêteté sera toujours plus forte que ton envie de rassurer. Boxeuse des sentiments, il faut ranger la porcelaine au placard avec toi. « Un monstre? » Tu lèves la tête, la plonge à nouveau en arrière, gorge déployée, à nue. Tu pourrais presque craindre que la cendre finisse par te retomber en plein visage et ça serait mérité vu ton inattention, ton côté brusque. « Ow, t’y vas fort là quand même. J’aimerais bien que les monstres aient ce minois. Mes nuits seraient plus douces. » Et tu hausses un sourcil, poussant un soupir qui s’élève au-dessus de ton visage.

T’es pas une moralisatrice et vous avez beau être entourés par la magie, le remède contre les cons n’a toujours pas été trouvé. Parce que ce mal incurable, il sera toujours là. Chacun l’a, l’inocule à sa manière.
« Tu t’en fais trop. T’es rien de tout ça Lulla, te laisses pas convaincre par les autres. Si t’y crois, c’est la fin. Et t’es trop jeune pour que ça soit la fin. »

HRP — C'EST LA PLS, IL EST TROP TÔT DANS LA VIE DES GENS ET TROP TARD DANS MON CERVEAU. ((cette phrase le prouve))





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S. Lullaby McCormick
ordre de l'hippogriffe
Lun 5 Fév - 15:41

low on self
esteem
so you run on
gasoline

Musique — L'inquiétude, être jugée pour ce qu'elle n'est pas ; c'est sans doute ce qui terrifie Lullaby, plus que de raison. Elle le sait, ce n'est pas quelque chose dont elle devrait se soucier ; juste faire comme elle l'avait toujours fait, s'en tamponner joyeusement d'un revers de main... Mais s'il y a bien une chose que l'on ne contrôle pas, ce sont bien les sentiments et les émotions humaines. C'est en soupirant que la jeune femme se fait ce genre de réflexion ; enfouissant ses mains dans les poches de son jean, contemplant la voûte stellaire. Le couvre-feu était dépassé et pourtant, vous étiez là, elle et toi Zora, à rester planter là, sur le belvédère, à intoxiquer vos poumons ; votre espérance de vie. Accoudée à la rambarde, Lullaby ne te quitte plus des yeux, trop impatiente d'avoir ton avis sur la question, sur c'que tu penses de sa situation vaseuse qu'elle accentue un peu sans son bon vouloir. Et tu parles, tu t'exprimes d'abord avec humour et sourit de concert avec toi ((il faudrait déjà un homme pour avoir un enfant.)) Haussement d'épaule fugace, elle ne dit rien, se contente de réagir à sa façon, utilisant son visage comme révélateur d'émotion. Lullaby voit bien que toi, tu n'as plus le cœur à rire, ni même à sourire, alors elle le fait pour deux ; pour dédramatiser la situation ; après tout, ce n'était rien d'alarmant, ni même de déprimant. S'étirant légèrement, elle écoute patiemment tes sentences suivantes. Les emmerder et les ignorer ? C'est ce que la jeune femme faisait les trois quarts du temps ; mais la preuve était bien la précédente ; la raison échoue face aux émotions. Et pourtant, elle cache si bien ses sentiments...

Tu parles, tu évoques ce qu'il te semble être vrai, une réalité qui lui échappe. Elle attire l'attention ? Ce n'est pourtant pas ce qu'elle cherche, non, loin de là. Si Lullaby devait se décrire, elle préférerait être derrière l'appareil ou la caméra plutôt que sous le feu des projecteurs ((même si jouer au Quidditch pouvait prétendre au contraire.)) Attirer l'attention sur elle ? Jamais. C'est bien tout ce qu'elle détestait... Ces gens qui en font des caisses pour un rien, juste pour se sentir exister auprès des autres ; non, clairement pas sa tasse de thé. Elle sait très bien que tu n'y mets pas ce sens là, qu'elle est plutôt tape à l’œil, qu'elle détonne du paysage avec sa grande taille et sa présence. Pourtant, on ne choisit pas ni ses parents, ni sa famille, ni où on habite et encore moins son apparence... Et parfois Lullaby aimerait bien être différente, être moins clinquante, plus banale ; car être grande n'aide pas à se fondre dans le paysage. Une intonation, les mots lui reviennent « un monstre ? ». Oui, un monstre d'inhumanité, pour ne pas dire les choses, pour jouer avec les sentiments des autres ; elle en avait entendue des insultes dans sa vie, mais celle-ci l'avait marqué, à sa façon, c'était resté gravé ((peut-être parce qu'il y a un fond de vérité.)) Et tu trouves qu'elle y va fort, mais elle n'a justement pas les épaules pour se justifier ; beaucoup plus lâche qu'elle n'y paraît, beaucoup plus frêle qu'elle ne veut le laisser présager. Mais voilà Zora, tu prends les choses avec recul et amusement et tu lâches ce que tu penses sans mesurer tes paroles ou leur conséquence et Lullaby ne peut retenir un rire à l'entente de tes mots. Elle sait qu'elle devrait y réagir, mais t'as l'air bien parti pour finir sur une autre note un peu plus dramatique, mais toujours avec parcimonie ((débordante d'espoir.))

Trop jeune pour que ça soit la fin... Le rire disparaît, les prunelles se voilent, s'assombrissent alors qu'un sourire subsiste. Il est vrai qu'elle s'en fait trop et que ça l'à ronge, preuve qu'il était temps pour elle de persister, de ne pas écouter, de passer à autre chose. Plus facile à dire qu'à faire, il est vrai, c'est bien son problème, mais avec toi Zora, elle se dit bien qu'elle pourrait tout faire Lullaby ; elle pourrait être bien plus forte qu'elle ne veut le faire croire. Nouveau soupir, elle maintient son sourire sur son faciès, levant la tête en s'agrippant à la rambarde en lâchant sur un ton libérateur.
« Raaaah ! C'est compliqué tout ça, mais quand je t'entends, j'peux pas m'empêcher de me dire que ça a l'air simple. » Et c'est putain d'vrai, ça a l'air ultra simple et pourtant ça ne l'est pas, le facteur "Lullaby est une chieuse" n'est pas là. Contradictoire jusqu'au bout des ongles, c'est ce qu'elle est, on ne la refera pas. Moue boudeuse sur les lèvres, elle perd son regard dans l'horizon sombre, cherchant ses mots ; ne pas se trahir, mais quand même dire ce qui doit être dit. « Je comprend ce qu'on peut dire d'moi Zora, en soit, ce n'est pas totalement faux. Si j'faisais moins la mystérieuse et si j'répondais à c'qu'on m'demandait sans faire d'histoire, ce serait moins "compliqué"... Mais merde, ce serait sacrément ennuyeux et vide d'intérêt ! » Sa cigarette retrouve la commissure de ses lèvres alors qu'elle la rallume d'un geste lent, cherchant ton regard du sien avant de repartir de plus belle. « J'suis pas une dramaqueen, mais je raconte pas facilement ma vie, c'est comme ça, on ne me refera pas là-dessus et puis, de toute façon, y'a des choses qu'il ne vaut mieux pas révéler. » Elle se livre à moitié, Lullaby le sait, elle en est consciente, mais c'est bien parce que c'est toi qu'elle peut dire ces choses là ; car Zora, t'es toujours là pour ne pas la juger, pour l'écouter sans broncher, pour la faire facilement relativiser. T'es une bonbonne d'air frais dans cet enfer étouffant qu'est la scolarité. « Et j'suis ravie d'savoir que tu aimerais voir mon minois en dormant. Ouais, je déforme tes propos, mais j'avais envie de les remettre sur le tapis. »

Un clin d’œil suivit d'un rire, le filtre de sa cigarette coincée entre ses incisives ; c'est sa main droite qui vient plaquer sa chevelure contre la brise fraîche du soir pour éviter qu'elle ne virevolte dans tous les sens. Sa main libre vient se poser sur ton épaule, dans un geste bienveillant et surtout reconnaissant. Les paupières closes, Lullaby ne dit rien l'espace d'un instant, avant d'ébouriffer ta tignasse en riant légèrement. « Merci d'écouter mes états d'âme et de ne pas me juger, ni même de m'harceler de questions. J'suis contente de t'avoir, crois moi. » Elle ne s'en rend pas compte Lullaby, mais elle a les yeux qui brillent. Heureusement que tu es là pour elle Zora, il fallait que tu le saches.


Je te le répète tous les jours depuis que j'te connais, mais JPP DE TOI ♥︎♥︎♥︎ Amour sur toi, j'espère que ça te conviendra wesh !

BY MITZI


Il n’y a pas de mort digne ! Notre corps nous lâche parfois quand on a 90 ans parfois avant même qu’on vienne au monde mais ça arrive fatalement. Il n’y a jamais de dignité là dedans. Peu importe qu’on puisse marcher, voir ou se torcher les fesses tout seul c’est toujours une horreur, toujours. On peut vivre dans la dignité mais pas mourir. Lulla déblatère en #6699cc




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Zora Steinman
ordre du sombral
Mar 13 Fév - 0:38



Early this morning
When you knocked upon my door
Me and the Devil
Walking side by side



Tu t’es recroquevillée à mesure de votre conversation, finissant dorénavant accroupie, tes mains cherchant un peu de chaleur contre ton corps. Les manches amples sont jointes sous ta poitrine tandis que ta cigarette tiens du bout des lèvres, laissant le vent ébouriffer la cendre à ta place. Ta position t’obliges à lever les yeux vers ton interlocutrice et tu la regardes à mesure de ses paroles. Tu sais bien que c’est pas ton rôle de l’alléger, de venir lui arracher quelques poids pour les lui porter. Mais t’espères que quelqu’un le fera pour elle, que quelqu’un viendra dans la beauté du sacrifice partager ça. En attendant ce moment, t’es une oreille attentive, un regard intrigué et des lèvres étirées qui questionnent sans cesse la véracité de ces vérités. T’aimerais lui dire que oui, ça a l’air simple. De son point de vue, son perchoir, elle voit sans y être connectée. Elle ressentira jamais ce que toi ça te procures, à quel point ça peut te foutre en l’air par moments.

Alors elle dédramatise en imaginant, parce qu’elle peut pas faire autrement. Que ton monde est en drôle d’endroit Lulla, qu’elle n’aimerait pas y être seule. Qu’elle aurait probablement besoin qu’on lui tienne la main pour éviter de s’y perdre. Parce que tout semble y être fait d’une même fabrique, l’incertitude. Noyée dans une multitude de maux qui ne demandant qu’à être nourrie. Et même si cela est une partie si infime de ta géographie, elle est tenace, envahissante. Alors tu te dis que tu as de la chance Zora, que les choses ont été douces jusqu’à maintenant pour toi. Aucun drame, aucun quotidien aux remarques décapantes et astringentes ne sont venus t’embêter. T’aimerais lui donner, lui offrir la parcelle de tranquillité dans laquelle t’as évolué. « On est dans un pensionnat alors on vit les uns sur les autres h24. À force, les gens doivent avoir tendance à penser que l’intimité est morte. Qu’ils doivent tout savoir, parce que tout se sait… » Et tu hausse les épaules tout en la regardant, parce que tu sais bien que ce ridicule sentiment humain ne justifie en rien.

« Du coup, forcément. Lorsqu’on en entend pas parler, qu’on en sait rien, ça attise les curiosités. » Tu dis on, parce que tu es la première à trouver cela étrange. À vivre ainsi en communauté réduite, où les gens parlent, communiquent par divers moyens plus rapides les uns que les autres, tout finit par se savoir, même l’impensable. Alors, si les plus discrets peuvent avoir tendance à se faire oublier, leur situation est toujours temporaire. Car leur simple vu peut faire en sorte que leur nom revienne à notre mémoire, nos doutes et nos questions avec. Être discret, secret, c’est finalement une manière étourdie de s’attirer le regarder d’autrui. Et avant de te brûler, tu glisses tes mains hors de leur chaleur méritée, retirant la cigarette qui n’était bientôt plus qu’un mégot.

Si Lullaby était une silhouette remarquable se faisant remarquer possédant malgré cette allure son jardin secret, tu étais tout son contraire. Un minois passe partout qui n’hésitait pas à déballer, à donner ce qu’on lui demandait sans rechigner. Si ton amie, celle avec qui tu partages cigarettes sur cigarettes et confessions sur confessions déteste ce système établie, il est clair que tu y participes grandement. Alors tu te sens comme une main tendue et un coup dans les dents à la fois, comme si elle copinait avec ce qu’elle détestait. Si tu n’es pas celle colportant, tu fais partie de ce grand ensemble d’ignorants. Ce qu’elle subit et que tu regrettes, tu en es l’inquisitrice pour d’autres. Non tu n’oseras jamais faire chose pareille à ton amie, mais tu le fais à ceux des autres.

C’est sa plaisanterie qui te fais forcer un sourire toi qui t’étais perdue dans la culpabilité. « Tu déformes si bien mes paroles! » Et tu ris d’une manière étrange, il y a de l’embarras dans ta voix et de l’inquiétude dans ton regard encadré par des sourcils anxieux. Tu aurais aimé en rire de bon cœur Zora, mais le cœur n’y est plus et il te pèse. Ses remerciements? Ils t’achèvent, appuyé par sa main qui vient ébouriffer tes cheveux affectueusement. En quelques mots, un touché, elle a créée une césure en toi, une coupure nette. Tu tentes de te rassurer, te dis qu’elle le sait.
Que pourtant ça semble pas la déranger.

Mais toujours est-il que que sa main créer un poids suffisant pour te faire baisser la tête. Oh Lulla si tu savais, comme elle aimerait se faire toute petite et te dire qu’elle regrette de te tromper ainsi. À quel point elle peut se sentir dans un double jeu. Mais Zora force un sourire, clos ses yeux, relève son menton avec une fausse conviction qui se veut convaincante. « Faut pas dire ça Lulla voyons! » Et tu forces un énième rire tes lèvres se crispant l’une sur l’autre, les épaules évanouies de toute sûreté. « Tu sais bien que ça me fais plaisir d’être avec toi. » Et tu baisses d’un ton, parce que tu es sincère et que ça t’arraches une culpabilité grisante de l’avouer. Car tu sais que c’est rare, qu’on arrive à te soutirer de tels sentiments, que ceux-ci ne se présentent guère aux portes de ton palpitant d’habitude si léger. T’es un cupidon noir, une cupide amie, une drôle de fille.

HRP — J'AI ÉTÉ COUPÉE TROIS FOIS DANS MA REP. J'espère que ça se verra pas trop et que ça restera fluide jpp. du love sur toi as always et oublie pas que je suis celle qui JPP le plus de toi wsh





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