« Il n'y a pas meilleure ville que Zootopie, j'ai pu réaliser mes rêves. »
ㅡ Ben - 22 ans, mannequin
« Zootopie est une ville si jeune et qui ne s'arrête jamais, je suis fière d'y habiter. »
ㅡ Anna - 24 ans, fleuriste
« J'avais tout perdu et quand je suis arrivé ici, j'ai réussi à retrouver du travail, un logement, une famille... »
ㅡ Anonyme
« J'adore cette ville, je ne pourrais vivre nul part ailleurs ! »
ㅡ Isabella - 19, étudiante
« Zootopie m'a apporté bien plus que ce que j'espérais, c'est une ville si enrichissante. »
ㅡ Steeve - 35 ans, thérapeute

LE MAIRE
compte fondateur - mp
Zootopie est une ville cosmopolite où ne vivent que des thérianthropes et où chaque espèce cohabite avec les autres ; qu’on soit un prédateur ou une proie, tout le monde y est accepté.
  Idéalisée, cette ville à l'aspect utopique, est au centre de toutes les attentions, avec cette idée que tous les rêves sont possibles et que chacun y a sa place, que chacun peut devenir qui il souhaite - que chacun puisse devenir quelqu'un de meilleur.  Mais la vérité est bien loin de cette utopie véhiculée, puisque les inégalités sont encore d'actualité et que la discrimination au sein de la population ne fait que s'accroitre...

 Plongez alors au coeur d'une intrigue où vous devrez combattre et mener une lutte pour prouver que vous êtes plus que ça, que vous valez bien plus que ça.

08/06/18
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[FINI] INSIDE. ft Liam
 :: rp

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Valentin Millard
ordre du sombral
Jeu 18 Jan - 20:29


i will learn to love the skyes

( l i s t e n )

Le ciel étoilé recouvre tes prunelles si différentes l'une de l'autre de petits halos de lumières et malgré la fraîcheur de cette soirée de janvier ; tu portes sur tes épaules bien trop peu de vêtement pour conserver ta chaleur corporelle -- et, assis-là, à l'une des tables du belvédère, si seul, on pourrait penser des choses qu'il faudrait mieux ne pas penser.

Un soupir, un énième, qui traverse la barrière de tes lèvres ; créant cette vapeur éphémère et tu ranges ton téléphone, ce téléphone que tu regardes un peu trop souvent ses derniers temps, pour le ranger dans ta poche et - tu finis par croiser les bras sur la table, tu t'avachis en cachant légèrement ton visage et le froid te mord la peau ; mais tu n'y fait pas vraiment attention.

Tu n'as pas envie de rentrer dans ton dortoir, tu n'as pas envie de rentrer tout court et peut-être, ne devrais-tu pas être là, peut-être que quelqu'un te découvrira, peut-être que tu feras perdre des points à ta maison, qui sait, ou peut-être écoperas-tu d'une retenue -- tu ne sais pas et, au fond, tu ne t'en soucis pas ; tu n'arrives pas à te soucier de ce genre de chose si puéril, si futile.

-- et il entend des bruits de pas, mais ne se retourne pas.









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Liam C. O'Kelly
visiteur avec un joli boule
Jeu 18 Jan - 20:46


When the night has come and the land is dark and the moon is the only light we'll see. No, I won't be afraid just as long as you stand, stand by me

Tu vagabondes dans les couloirs, faisant ta ronde de préfet habituelle, commençant par les sous-sol, remontant ensuite étage par étage, vérifiant que personne ne traînait dans les couloirs après minuit. Cela fait bien une bonne heure que tu vérifies tous les couloirs, tous les étages, et tu avais même du presser des troisième année quittant le cours d'astronomie de rejoindre leur salle commune le plus rapidement possible. Et voilà là, au quatrième étage. Plus que le toit et ensuite, plus rien à faire et tu pourrais rejoindre ton lit : chose dont tu rêvais depuis une heure.

Alors tu pousses la porte qui mène au toit, te diriges vers le belvédère et tu fronces les sourcils en apercevant une silhouette installé sur une table. Tu fronces les sourcils, te redresses légèrement et tu lâches d'une voix un peu autoritaire, sans reconnaître la personne qui est installée sur la table :

Hé ! Ça fait plus de trois heures que le le couvre-feu est passé, va rejoindre ta salle commune !

Et c'est toi qui parle ? Toi qui profite de ton insigne de préfet pour t'extirper de ton lit et pour pouvoir vagabonder dans les couloirs jusqu'à plus de minuit lors de tes insomnies ? Toi qui sort à quatre heures du matin tout simplement parce que tu n'arrives plus à dormir ? Ah, c'est un peu l'hôpital qui se fout de la charité, quand même, Liam.

Et quand tu t'approches assez pour reconnaître la personne, tu lèves les yeux au ciel étoilé et tu marmonnes :

J'ai pas envie de devoir dire au préfet-en-chef de te foutre en retenue.

Parce que ça te ferait chier, et parce que t'es pas du genre à foutre en l'air les gens de ton propre ordre.




mi-janvier ϟ feat. Valentin

by solvia









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Valentin Millard
ordre du sombral
Jeu 18 Jan - 21:05


i will learn to love the skyes

( l i s t e n )

Accompagnant les pas, une voix s'élève que tu reconnais que trop bien et au lieu d'y répondre ou de te redresser, tu enfouit un plus ton visage dans tes bras, avec l'espoir vain qu'il partira -- c'était bien la dernière personne que tu avais envie de voir en ce moment.

Depuis votre dernière altercation, tu avais préférés l'ignorer, même quand vous vous côtoyez de façon si factice devant votre bande de pote bien trop similaire pour votre propre bien. Or, là, tu avais à peine la force de l'envoyer paître et encore moins l'envie de te prendre la tête avec lui ; tu voulais juste être seul, un tout petit instant, juste qu'on te laisse tranquille, qu'on te foute la paix -- juste un petit peu, juste un instant, parce que t'es fatigué, Valentin, fatigué et exténué.

J'ai pas envie de devoir dire au préfet-en-chef de te foutre en retenue.

Tu hausses les épaules, te caches toujours un peu plus et on pourrait presque croire que tu pleures dans cette position -- mais tu ne pleures pas Valentin, t'en as même plus la force, même plus le besoin.

Si t'en as pas envie, le fait pas.

-- t'as un peu l'espoir qu'il t'écoute pour une fois.









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Liam C. O'Kelly
visiteur avec un joli boule
Jeu 18 Jan - 21:15


When the night has come and the land is dark and the moon is the only light we'll see. No, I won't be afraid just as long as you stand, stand by me

Il a pas envie de te voir, et c'est peut-être normal, finalement. Ni l'un ni l'autre vous ne pouviez vraiment vous blairer, ni l'un ni l'autre vous n'aviez vraiment envie d'être ensemble, et pourtant, vous voilà par tous les sorts à être dans la même piaule, à vous fréquenter en potions, et à vous supporter même là, alors que t'as qu'une envie, c'est de pioncer, et que lui, sa seule envie, c'est sûrement de pas te voir.

Et alors il te répond, et tu ne l'entends qu'à peine, sa voix étouffée par ses bras dans laquelle sa tête semble cachée. Et tu hésites un instant, tu hésites un instant, Liam, parce qu'il a été là quand t'as eu besoin de lui, parce qu'il a tenté de t'aider, parce qu'il a voulu le faire, okay, tu l'y as contraint, mais il aurait pu te dire merde, il aurait pu tout balancer, vous ne vous aimiez pas assez pour qu'il le fasse s'il l'envie lui prenait. Mais il l'a pas fait, Liam, il a gardé ton secret, et il le garde encore.

Tes dents viennent mordiller ta lèvre inférieure et tu t'approches un peu de lui, ta main se posant alors sur son épaule, rassurante, chaleureuse, et c'est pas ton masque, Liam, c'est pas cette façade de toi que tu montres à tout le monde, non, t'es vraiment inquiet, d'un coup, tu réfléchis vraiment, et alors tu ouvres la bouche, la refermes... puis tu te contentes d'une simple pression sur son épaule, un peu comme pour lui dire : okay, ça va, prends le temps qu'il te faudra, sans que les mots ne sortent. Puis tu retires tes doigts et tu lâches à demi-mot :

Je suis là si... enfin, j'suis là.

Et peut-être que tu avançais d'un pas, comme lui la dernière fois. Et peut-être que t'avais vraiment envie d'apprendre à le connaître, à savoir comment le sortir de cette torpeur, de cette hypocrisie. Tu tapotes de nouveau son épaule et tu vas pour faire demi tour.

Ah, ce n'est pas ce soir que tu vas dormir tôt, n'est-ce pas ? Non ce soir, tu vas juste rester devant les escaliers qui mènent au toit et tu vas empêcher quiconque d'y monter.




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Valentin Millard
ordre du sombral
Jeu 18 Jan - 22:32


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( l i s t e n )

Silence -- si précieux, si doux silence, un silence qui t'étonnes vraiment, un silence qui te dérangerait presque sur l'instant, un silence que tu n'attendais pas et qui te perturbe ; mais sa présence te perturbe d'autant plus, elle te gêne, elle te dérange - pas comme à son habitude, mais parce que tu la sens, là, si palpable à côté de toi, engloutie par ce silence qui t'effraie et peut-être, par le jugement -- t'as peur du jugement, Valentin, t'es terrifié par le jugement.

Il te touche -- et tu ne peux que te tendre, il te touche et tu n'aimes pas vraiment ça, ou peut-être un peu, tu ne sais pas, tu es peut-être de mauvaise foi, peut-être que ça te fait du bien, peut-être que ça te rend moins seul que tu ne l'es -- parce que tu es seul dans ta tête Valentin, tout seul, trop seul, si seul --

Je suis là si... enfin, j'suis là.

-- t'inspires beaucoup d'air, sans te rendre compte que tu avais bloqué tes poumons, alors que l'oxygène se fait plus lourd que du plomb et puis, puis tu l'entends partir et tu le laisse partir, tu le laisses partir, alors qu'il te laisse le droit de rester là, alors qu'il t'écoute, qu'il le fait pour toi, surement en réponse de cette dernière fois ; mais il ne te devait rien - tu n'avais pas envie qu'il le fasse pour toi, l'idée te déplaisait et ce simple fait, te dérangeais.

Un instant, court instant et tu redresses un peu la tête, peut-être timidement puis plus franchement et tu redresses les poings, t'accoudant sur la table, les lèvres posées sur tes deux pouces alors que tu jetais un œil en arrière - comme si tu pensais l’apercevoir ; et tu ne le vois pas, mais tu sais qu'il est là.

Le temps s'effiloche.

Tu finis par te redresser, surement mort de froid, tu ne sais pas, tu tomberas surement malade, tu n'y apportes pas grand intérêt alors que tes jambes te semblent si faibles, alors que tu engraines les pas vers les escaliers - t'arrêtant net, quand tu le vois là, assis sur l'une des marches, comme s'il attendait quelque chose ou comme s'il surveillait quelque chose -- et dans tout les cas, l'idée te plu.

Tu devrais vraiment le rejoindre, Valentin. Au lieu de rester là, bien droit, le regard fixe, un peu comme si tu le regardais de haut. Tu devrais vraiment le rejoindre, Valentin -- et c'est ce que tu fais, alors que tu descends d'une marche, d'une autre et d'encore une autre, pour venir t'asseoir à ses côtés, avant de déposer tes bras sur tes genoux et d'enfouir légèrement ton visage.

Tu ne le regardes pas.

Ma famille aussi, pue la merde.

-- et tu le dis enfin.








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Liam C. O'Kelly
visiteur avec un joli boule
Jeu 18 Jan - 22:49


When the night has come and the land is dark and the moon is the only light we'll see. No, I won't be afraid just as long as you stand, stand by me

Assis sur les marches, tu fais défiler les photos d'instagram, puis les posts de tumblr, et de toutes ces merdes qui t'occuperont l'esprit un temps ou deux. Et y'a tes pensées qui vagabondent, qui reviennent puis qui repartent. Et tu sais pas trop quoi penser de ça, et tu sais pas si tu devrais juste pas partir, rentrer dans ta piaule et faire comme si rien ne s'était passé. Tu ne sais pas trop quoi faire, et pourtant, tu restes là, la tête appuyée contre le mur, tes mains jouant avec ton téléphone sans vraiment le regarder.

Des pas te font légèrement grimacer. Tu ne pensais pas qu'il allait redescendre si tôt, et c'est peut-être pas une bonne idée de rester là, tu devrais partir, comme si tu ne l'avais pas attendu, comme si tu n'étais pas en train de l'attendre, en train d'attendre que les autres préfets rentrent tous dans leur dortoir. Ah, quelle mauvaise idée, n'est-ce pas ? Pourtant, tu restes là, la tête appuyée sur le mur alors qu'il s'assoit à tes côtés.

Et y'a un moment de silence. Qui s'installe. Doucement.
Presque tendrement.

Puis sa voix, qui s'élève, comme une confidence, un peu comme la tienne. Mon beau-père... ne m'apprécie pas. Et plus tard, une réponse. Ma famille aussi, pue la merde. Et tu lui jettes alors un regard, sans vraiment oser te redresser, un peu comme si t'avais peur de tout casser. Parce que c'est comme ça que ça marche entre vous, vous avanciez d'un pas, pour en reculer de dix, c'était un peu comme si vous étiez pas fait pour vous entendre, mais que vous essayiez quand même, juste pour la bienséance.

J'suis sûrement pas celui à qui tu voudrais en parler mais genre... si t'as envie d'en parler, je jugerai pas.

Non, tu ne jugeras pas ce qu'il te dira s'il le fait, tu ne jugeras pas, parce que tu n'es pas comme ça, et puis, même si tu l'étais, lui, ne t'a pas jugé. Alors non, Liam, tu le jugeras pas, et il peut tout te dire, tout te raconter. Et demain, vous feriez comme si tout ça n'avait pas existé.




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Valentin Millard
ordre du sombral
Jeu 18 Jan - 23:10


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Il te répond, de cette façon qui te fait mordiller les lèvres alors que tu as déjà l'impression d'en avoir trop dit. Le genre de réponse que tu n'aimes pas vraiment, le genre de réponse qu'on dit par défaut quand on ne sait pas quoi dire, mais tu n'arrives pas à lui en vouloir, tu ne peux pas lui en vouloir, parce que toi non plus, tu ne sais pas quoi dire.

T'es surement la seule personne à qui je voudrais le dire.

Faux. Tu aimerais le dire à un trop plein de monde, comme pour te décharger, comme pour t'en débarrasser, comme pour donne cette responsabilité à une tiers personne -- et tu en as parlé, au professeur Cooper, parce que le professeur Cooper est différent, parce qu'il est vraiment là pour toi, parce qu'au fond, il est plus qu'un professeur pour toi et tu sais, tu sais que tu lui attribues une figure maternelle peut-être déplacée - mais tu n'y peut rien, quand il y a un vide, tu essaies toujours de le combler.

Tu fais un peu la moue ; hausse les épaules -- nonchalant.

Juste pour la forme.

Mon père est en taule et ma mère à un sérieux problème.

Tu finis par te redresser, basculant ton dos en arrière pour reposer ta tête sur l'une des marches, même si la position te semble un peu incommodante et tu regardes le plafond, simplement pour fixer quelque chose,

Désolé d'être un connard. J'y peut rien. C'est dans les gênes.

-- tu t'excuses pour ce que tu es, parce que t'aimerais vraiment être quelqu'un de bien, mais personne ne t'as jamais expliqué, appris, que la vie pouvait être une amie.








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Liam C. O'Kelly
visiteur avec un joli boule
Ven 19 Jan - 16:30


When the night has come and the land is dark and the moon is the only light we'll see. No, I won't be afraid just as long as you stand, stand by me

Et y'a cette voix qui te répond, cette réponse qui te fait le regarder, et y'a ce regard qui lui montre toute ton incompréhension, toute cette surprise que tu ne peux cacher. Parce que Liam, t'es sûrement la seule personne à qui il voudrait le dire. Et tu sais pas que c'est faux, tu sais pas qu'il te ment, alors ça te fait un petit quelque chose, parce qu'il te pense assez digne de confiance pour t'en parler, pour te dire ce qu'il ressent, pour avoir ce besoin de te dire les choses à toi, pour avoir cette envie de ne te le dire qu'à toi.

Et alors il avoue, à demi mot, comme s'il ne voulait pas vraiment te l'avouer, comme si le dire, ça allait rendre tout ça bien trop vrai. Et tu connais ça, Liam. Cacher les sentiments, les émotions, les actes sous le tapis, faire comme s'ils n'existaient pas, comme si ça ne se passait pas, comme si ça n'était pas réel, et ne le dire à personne, parce que... parce que si on n'en parle pas, alors ce n'est pas totalement vrai, ce n'est pas totalement réel, ce n'est pas totalement dans notre réalité.

Tu le regardes, Liam, et tu te surprends à détailler la ligne de sa mâchoire, à glisser ton regard sur ses cils qui recouvrent ses yeux vairons que tu trouves si beau, si beau tellement beau, mais jamais ô jamais tu ne l'avouerais. Tu te surprends à ressentir cette empathie, à ressentir cette chose qui te tort l'estomac, alors tu baisses le regard et tu secoues la tête de gauche à droite, sans être sûr qu'il puisse te voir. Non, non, c'est pas dans les gênes, c'est pas le fait qu'il y puisse rien, on peut toujours faire quelque chose, les gênes ne font pas tout, au contraire ; mais tu ne lui dis pas, pas vraiment, et puis, après tout, c'était un connard-pas-si-connard-que-ça.

Tu soulèves les paupières, le regardant, le détaillant, et tu appuies de nouveau ta tête contre le mur :

Si t'étais un vrai connard, t'aurais balancé à tout le monde que j'me fais battre par mon beau-père. Et que j'me laisse faire.

T'es pas tant un connard que ça.

Et depuis quand parler de ton beau-père est si simple, Liam ? Depuis quand parler de lui comme s'il n'était rien, c'est si facile ? Depuis quand, hein, Liam ? Depuis quand ton beau-père n'est-il plus un secret, un peu comme si finalement, tu assumais ? T'assumes de te laisser faire, de te laisser battre, de te laisser frapper et de ne rien y faire.

Puis t'sais, c'est pas qu'les gênes. Si t'as pas envie de l'être, c'est qu'à toi que ça tient.

C'est un simple constat, une simple remarque sur la vie de tous les jours, sur ce qu'il est, sur ce qu'il a décidé d'être. C'est peut-être à lui de se prendre en main maintenant et de ne pas laisser les autres dicter sa vie. Finalement, vous vous ressembliez beaucoup plus que ce que tu ne veux bien l'avouer.




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Valentin Millard
ordre du sombral
Ven 19 Jan - 22:20


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Il ne répond pas immédiatement, mais tu ne lui en tient pas compte ; parfois, on ne sait tout simplement pas quoi dire et parfois les mots sont inutiles. Tu es à mille lieux de sa contemplation alors que tu observes ce plafond, loin du ciel étoilé qui t'avais couvert de ses lumières il y a de ça, quelques instants. Tu repenses à ce qui te pousses à lui répondre, à lui parler, à lui confier cette toute petite parcelle de ta vie ; et tu ne lui avais pas réellement mentit sur le coup ; tu désirais vraiment en parler, mais à n'importe qui et peut-être, comme il le dit, surement pas à lui. Ta phrase n'avait pas été correcte sur l'instant ; tu aurais plutôt du formuler ça, de telle manière qu'il comprenne qu'il était une des seules personnes à qui tu pouvais en parler.

Et c'était assez suffisant pour toi pour lui donner une place assez légitime. Tu ne te confis pas comme ça, Valentin, il te faut un élément déclencheur et cet élément, c'est cette fois-là où il t'as dévoilé lui-même, cette toute petite parcelle de sa vie. Avec toi, Valentin, c'est très simple -- c'est donnant-donnant ; tu donnes, si tu reçois en retour, sinon, tu ne fais jamais le premier pas. Lui, pouvait comprendre ce que tu vivais et, plus encore, lui, il pouvait garder cet élément, comme un secret -- même si, en soit, tu t'en fichais pas mal qu'il en parle ; même si la perspective ne te plaisait pas.

Si t'étais un vrai connard, t'aurais balancé à tout le monde que j'me fais battre par mon beau-père. Et que j'me laisse faire.

Un sourire s'esquisse sur tes lèvres et tu te redresses un petit peu, avant de lui lancer un coup d’œil, puis de laisser ton regard s'écouler sur les marches de l'escaliers -- écoutant attentivement la suite de ses paroles et ton esquisse se perd un peu ; peut-être, légèrement.

Pourquoi est-ce que je t'aurais balancé ? Tu me casses les couilles, mais je ne te déteste pas. Puis même si je te détestais, te balancer, ça aurait pas fait de moi un connard, mais juste une raclure. Ça peut peut-être t'étonner, mais je ne suis pas heureux, de ce que tu subits. Et ça ne me fait pas rien. dis-tu sur un ton plat, peut-être en dis-tu plus qu'il n'en faut mais tu en dis aussi très peu ; tu es un empathique dans l'âme Valentin, tu es cet hypersensible qui crache sur les gens et qui leurs souhaites tout le bonheur du monde -- parce que tu n'aimes pas les gens, mais que ce n'est pas de leurs fautes, c'est de la tienne et que tu espères, au fond, qu'ils sont bien plus heureux que tu ne l'es ; mais Liam ne l'est pas et peut-être que oui, ça te rend triste, pour lui mais pour toi aussi.

J'essaie vraiment d'être quelqu'un de sympa... mais ce n'est pas moi... je me force à l'être. J'dis pas que je suis né pour être un connard mais... (soupire) disons que, j'ai trop de défauts qui font que les gens ne m'apprécieraient pas, alors, je préfère faire des efforts pour eux. C'est déjà ça.


-- et tu frissonnes, comme si tes mots te rendaient un peu plus vivant.







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Liam C. O'Kelly
visiteur avec un joli boule
Ven 19 Jan - 23:27


When the night has come and the land is dark and the moon is the only light we'll see. No, I won't be afraid just as long as you stand, stand by me

Pourquoi est-ce que je t'aurais balancé ? Tu me casses les couilles, mais je ne te déteste pas. Puis même si je te détestais, te balancer, ça aurait pas fait de moi un connard, mais juste une raclure. Ça peut peut-être t'étonner, mais je ne suis pas heureux, de ce que tu subits. Et ça ne me fait pas rien.

Et y'a ce petit pincement au cœur, y'a ce moment où tu baisses les yeux, ce moment où t'as envie de lui dire tais toi, je subis rien, mais tu restes les lèvres closes, un peu comme si mentir devenait compliqué. Non, ce n'est pas mentir qui est compliqué, c'est de se dire qu'il connaît la vérité, et qu'à cause de ça tu ne peux plus lui mentir. Et c'est quelque chose qui te gêne, qui te dérange, parce qu'il connaît une partie de toi que peu connaissent, parce qu'il te connaît peut-être un peu trop bien, finalement, parce qu'il a appris ce que tu cachais, ou du moins, l'un de tes plus gros secrets. Et ça fait peur, et c'est terrifiant, et t'as juste envie de lui demander d'oublier parce que... parce que ça fait peur, finalement.

J'essaie vraiment d'être quelqu'un de sympa... mais ce n'est pas moi... je me force à l'être. J'dis pas que je suis né pour être un connard mais... disons que, j'ai trop de défauts qui font que les gens ne m'apprécieraient pas, alors, je préfère faire des efforts pour eux. C'est déjà ça.
Et t'as déjà essayé d'être toi, vraiment toi ?

Et ça sort tout seul, sans même que tu n'y penses. Et c'est une question qui n'attend pas de réponse, c'est une question que tu n'aurais jamais vraiment osé posé, parce que t'aurais trop eu peur qu'il te la retourne. Tu te racles la gorge, te tournes pour t'appuyer sur le mur, les jambes légèrement repliées vers ton torse et tu le regardes... Tu attrapes son regard du tien, et tu ne le lâches plus, plus du tout, parce que tu n'aimes pas fuir, tu n'as jamais aimé ça, sauf quand tu sais qu'il n'y a que ça à faire, juste fuir, pour mieux pouvoir revenir.

T'sais c'est pas... c'est pas en te forçant à être quelqu'un que t'es pas qu'on va t'aimer.

Et qui es-tu, Liam, pour donner des leçons ? Toi qui n'oses pas vivre, assumer ce que tu es, toi qui n'oses pas l'avouer, tout doucement, au moins. Hé, hé... j'suis gay. Toi qui n'oses pas demander de l'aide, qui préfère prendre les coups, encore et encore, parce que tu connais ça depuis bien trop longtemps. Hé hé... mon beau-père me fracasse depuis que j'ai huit ans. Toi... toi Liam, qui n'as le courage que de regarder ton beau-père dans les yeux, tes si jolis yeux qui semblent lui dire vas-y, frappe, frappe, même pas mal connard. Toi qui aide les gens à assumer ce qu'ils ont, qui ils aiment, toi qui n'arrives pas à le faire pour toi-même.

Sois juste... toi. Genre. Je t'apprécie plus là maintenant que toutes les autres fois où on s'est adressé la parole. Et c'est pas parce que tu m'dis des trucs ou quoi, j'en ai rien à branler de ça. Enfin non j'en ai pas rien à branler hein, au contraire, mais dans le sens où, c'que j'veux dire, c'est que c'est quand t'es toi que les gens t'apprécient... pas quand t'es un autre.

Et peut-être qu'alors, tu tournes la tête, tes mains rejoignant tes poches, et tu soupires, soudain las, soudain fatigué :

C'est quand t'es toi que j't'apprécie.

Parce que ouais, c'est quand il est lui que tu l'apprécies vraiment, que y'a les barrières qui tombent, que t'as plus cette impression que ce mec est le pire connard que la terre est portée. C'est quand il est lui, que y'a ce truc qui te dit qu'il pourrait bien être un ami.




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by solvia









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Valentin Millard
ordre du sombral
Sam 20 Jan - 0:21


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Il te répond immédiatement, te laisse à peine le temps d'attraper une gorgée d'air frais et tu le regardes, un peu plus franchement, tu le regardes derrière ton épaule et tu l'observes plus que tu ne le regardes, tu l'observes avant de laisser s'envoler tes prunelles pour les murs en pierres qui vous cernaient ; et avec un peu de volonté, peut-être te serais-tu esclaffé avec mépris -- parce que oui, tu avais essayé, tu avais vraiment essayé, mais il faut croire que les gens n'aimes pas ça, que tu n'entres pas dans les codes de la politesse et que tes propos ne sont pas politiquement corrects.

T'sais c'est pas... c'est pas en te forçant à être quelqu'un que t'es pas qu'on va t'aimer.

Il y a un silence -- et tu ne lui réponds toujours pas, parce que ses paroles ne font pas grand sens pour toi ; évidemment que si. Dans un monde d'apparence ou la société est dictée par des codes, les gens qui n'entrent pas dans le moule sont obligés de se forcer à suivre les plates bandes et ce qu'il te dit, à une parcelle de vrai aussi, que tu ne peux pas nier -- mais c'est plus un mensonge qu'une vérité ; peut-être le regard trop noir ou les pensées trop naïves.

Alors, alors, il finit par te dire, te dire toute ses choses qui sonnes si agréables à l'oreille, si douces sur le palais, si tendre au niveau du coeur, toute ses choses qui te font aussi un peu mal ; parce que tu n'étais pas toujours méchant pour être méchant avec lui, tu as ce problème de toujours dire ce que tu penses, ce n'est pas méchant, c'est ton avis personnel qui sort sans contrainte et tu lui as dit explicitement, la première fois que vous vous êtes vus ; et tu te dis que, entre autre, si tu n'avais pas cette part de toi qui ne convient pas, peut-être que vous auriez pu être amis.

C'est quand t'es toi que j't'apprécie.

Tu fermes les yeux, inspires, expires.

Trop aimables.

Et c'est un peu méchant, un peu déroutant -- et tu le sais, alors tu te mords la lèvre sans que tu y réfléchisses ; parce que tu ne voulais pas lui faire du mal, tu ne voulais pas l'envoyer paître, ses mots te faisaient vraiment plaisir mais ils te faisaient aussi énormément souffrir ; alors ça sortait, avec ta trop grande franchise.

Tu baisses la tête.

Pardon. C'est juste. Okay. Tes mots me font plaisirs, genre, vraiment. Mais en même temps, tu ne me connais absolument pas, alors tu ne peux pas dire que tu m'apprécies quand je suis moi. Tu m'apprécies maintenant, mais tu me détesteras quand je t'enverrai bouler ou que je te balancerai un truc au visage qui ne te plairas pas forcément. Et ça, tu vois, c'est moi aussi. Quand quelque chose me dérange, je le fais ressentir par des moyens qui ne plaisent pas forcément aux autres. Et je me fous du politiquement correct... alors... tu devrais laisser tomber... parce que je te casserais à nouveau les couilles et que j'y peut rien.

((soupire malheureux))

Je peux t'apprécier aussi. Et des fois, tu me les brises. Mais je t'apprécie, même quand tu me les brises. J'essaie pas de te faire du mal, okay, quand je te parle ? C'est juste... J'ai mauvais caractère. Et c'est chiant pour toi, comme pour les autres.

((mots douloureux))

Et peut-être que la lune adoucit tes paroles, alors que tu lui jette un regard, de ce regard entre l'amusement, le dépit et cette neutralité un peu froide qui te caractérise tellement. Et peut-être que tu le mets en garde pour l'éloigner de toi, pour éviter qu'il tente quoique ce soit et que tu en pâtisses, que tu en subisses les conséquences. Et peut-être que tu lui expliques aussi, un peu, ta façon de fonctionner, peut-être, dans l'espoir que plus tard, il ne réduise pas ta seule petite personne pour le connard de son dortoir. Et parce que ce soir, tu as pu voir qu'il n'était pas seulement monsieur parfait, gentil avec tout le monde, mais qu'il l'était vraiment et que, même si cela te rassurait, ça t'horripilait énormément.

-- et il y a cette pointe de jalousie envers lui, qui finit par fleurir derrière ton joli sourire.







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Liam C. O'Kelly
visiteur avec un joli boule
Sam 20 Jan - 16:17


When the night has come and the land is dark and the moon is the only light we'll see. No, I won't be afraid just as long as you stand, stand by me

Sa voix arrive à tes oreilles et tu le regardes, sans vraiment réagir. Tu t'en fous, en fait, de ce genre de réaction, ce que tu n'aimes pas, c'est l'image qu'il renvoie, ce qu'il est avec les autres, et ce qu'il est avec toi, ce faux qu'il met en place. Il n'est pas comme toi, vous êtes semblables, et pourtant si différents. Tu sais Liam, lui, il veut qu'on l'aime, comme toi, toi aussi, tu veux être aimé, tu fais des efforts, et puis, quand tu sais que ça ne sert à rien, tu laisses tomber, mais tu restes toi, lui, il enfile un masque, et il joue ce rôle, ce rôle qu'il n'est pas.

Comme toi.
Mais toi, y'a que ta sexualité et ta famille dégueulasse que tu caches. Et en vérité, tu veux juste pas que ça se sache, alors t'en parles pas, c'est tout.

Et il reprend la parole, s'excuse, te dit toutes ces choses, et oui, oui c'est vrai, tu ne le connais pas, pas vraiment, pas réellement, mais finalement, tu l'apprécies quand même un peu, t'apprécies la façon dont il a été, cette façon qu'il a eu de te soigner, ces mots qu'il a dit, ceux que tu avais besoin d'entendre, cette proposition où il te faisait comprendre qu'il t'aiderait, alors que finalement, il n'y était pas obligé.

Et il te dit de laisser tomber. Mais tu sais pas laisser tomber, Liam, tu sais pas faire. Tu t'accroches, t'accroches et t'accroches encore. Il t'en faut beaucoup pour lâcher, et maintenant qu'il t'a donné quelque chose à quoi te raccrocher... non, tu ne vas pas le lâcher, tu vas pas le lâcher comme ça, c'est pas ton genre, c'est pas ce que tu es.

Je peux t'apprécier aussi. Et des fois, tu me les brises. Mais je t'apprécie, même quand tu me les brises. J'essaie pas de te faire du mal, okay, quand je te parle ? C'est juste... J'ai mauvais caractère. Et c'est chiant pour toi, comme pour les autres.

Et tu restes là, sans bouger. Et tu restes là, à l'observer un moment. Et tu restes là, sans vraiment savoir quoi répondre, parce que tu ne sais pas s'il attend vraiment une réponse, tu ne sais pas vraiment s'il attend que tu lui dises que tu vas pas laisser tomber, ou, au contraire, que t'abandonnes, que tu tournes les talons et que... que tu ne sais pas, en fait. T'en sais rien, de ce qu'il attend de toi, et ça te perturbe, parce que d'habitude, tu sais ce que les gens attendent de toi, tu sais ce que les autres veulent de toi, et tu arrives toujours à les satisfaire... mais là ? Rien, t'en as aucune idée, Liam, aucune idée du tout.

Tu abandonnes le sol, te levant, te mettant alors devant lui après avoir épousseté ta robe de sorcier.

J'ai pas un caractère qui va à tout le monde non plus, donc... j'sais pas, c'est sûrement chiant pour toi et pour les autres aussi. Mais on peut toujours tenter.

Tu le regardes un moment, lui souris et tu lui tends la main, pour l'aider à se redresser, et tu lui tends la main, comme un signe d'amitié.




mi-janvier ϟ feat. Valentin

by solvia









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Valentin Millard
ordre du sombral
Dim 21 Jan - 23:11


i will learn to love the skyes

( l i s t e n )

A nouveau le silence et cette fois-ci, tu ne l'aimes pas ce silence, tu as beaucoup trop parlé, tu t'es un peu trop dévoilé pour ce soir et ce silence qui t'accompagne sonne comme un écho au silence de ta conscience ; et ça fait un peu mal, comme un bruit de craquelure, comme des sons de brisures - tu aurais préféré qu'il parle, même pour dire n'importe quoi ; tu es facilement mal à l'aise, Valentin.

Il finit par se lever et tu as du mal à contenir le soupire de soulagement qui traverse tes lèvres, parce qu'il pouvait bien partir, te laisser là ou se moquer de toi, tant qu'il n'y avait plus ce silence qui semblait vouloir trop dire pour toi ; un silence un peu trop bruyant qui accompagne chacun de tes pas depuis que tu es là.

J'ai pas un caractère qui va à tout le monde non plus, donc... j'sais pas, c'est sûrement chiant pour toi et pour les autres aussi. Mais on peut toujours tenter.

Et alors tu le regardes, tu le regardes alors qu'il t'offre un de ses sourires, un sourire que tu jalouses, un sourire que tu envies et quand il te tend la main, tu aurais presque envie de l'ignorer, tu aurais presque envie de lui dire désolé -- et cette réponse, c'est un peu comme s'il balayait d'un revers de main tout ce que tu venais de dire, comme si cela ne s'appliquait pas à lui ou comme si, il prenait le risque, il tentait le coup et ça te fait un peu étrange, alors qu'il connaît tes défauts et chaque obscurité qui façonne ton esprit ; à quelques détails prêt -- et tu ne sais pas trop quoi faire, Valentin.

Alors tu lui prends la main et peut-être viens-tu lui sourire, sans trop savoir ce que tu acceptais par cette poignée de main, sans trop savoir à quoi tu acquiesçais et si cette amitié tentée, marcherait ; mais peut-être que tu l'espérais.

-- dans l'espoir que demain tout ne se serait pas volatilisé.







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