« Il n'y a pas meilleure ville que Zootopie, j'ai pu réaliser mes rêves. »
ㅡ Ben - 22 ans, mannequin
« Zootopie est une ville si jeune et qui ne s'arrête jamais, je suis fière d'y habiter. »
ㅡ Anna - 24 ans, fleuriste
« J'avais tout perdu et quand je suis arrivé ici, j'ai réussi à retrouver du travail, un logement, une famille... »
ㅡ Anonyme
« J'adore cette ville, je ne pourrais vivre nul part ailleurs ! »
ㅡ Isabella - 19, étudiante
« Zootopie m'a apporté bien plus que ce que j'espérais, c'est une ville si enrichissante. »
ㅡ Steeve - 35 ans, thérapeute

LE MAIRE
compte fondateur - mp
Zootopie est une ville cosmopolite où ne vivent que des thérianthropes et où chaque espèce cohabite avec les autres ; qu’on soit un prédateur ou une proie, tout le monde y est accepté.
  Idéalisée, cette ville à l'aspect utopique, est au centre de toutes les attentions, avec cette idée que tous les rêves sont possibles et que chacun y a sa place, que chacun peut devenir qui il souhaite - que chacun puisse devenir quelqu'un de meilleur.  Mais la vérité est bien loin de cette utopie véhiculée, puisque les inégalités sont encore d'actualité et que la discrimination au sein de la population ne fait que s'accroitre...

 Plongez alors au coeur d'une intrigue où vous devrez combattre et mener une lutte pour prouver que vous êtes plus que ça, que vous valez bien plus que ça.

08/06/18
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LA MAISON
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enliane-moi. + zora +
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Invité
Invité
Dim 4 Fév - 20:33

On n'entend que le bruit du vent qui s'engouffre sous la serre et caresse les plantes acariâtres qui s'y agitent. La végétation luxuriante renforce cette impression d'être seule au monde : pour peu que les colonnes de fer qui soutiennent les vitres transparentes soient cachées par des camaïeux de vert, on se croirait volontiers au bout du monde. Alecto s'amuse à ignorer les signes de civilisation auxquels elle ne peut pourtant pas échapper. Tout serait plus facile si ses fantaisies devenaient réalité.
Elle a trouvé refuge auprès des choux mordeurs de Chine aux dents acérées, et si elle se plaint du calme matinal, peut-être aurait-elle dû questionner ce choix, car il est évident que la plupart des autres élèves ne vont pas les approcher sans une bonne raison. Mais Alecto, elle, trouve ces petites bestioles végétales charmantes, même lorsqu'elles lui tirent du sang en lui mordant le mollet. La douleur est un signe d'existence, elle ne sait pas à quel point elle doit la désirer, mais elle estime que c'est un mal nécessaire pour les approcher. Ces choux ont l'air si vivants, comme de véritables petits animaux, Alecto a développé une forme d'attachement pour elles, et elle pourrait discuter avec eux. Ils ne peuvent pas lui répondre, mais elle ne fait pas la différence avec un être humain, elle serait engagée dans le même dialogue de sourd. Elle évite, Alecto, parce qu'elle a peur de ne pas être seule et de se faire remarquer.
Les choux se sont calmés, et Alecto s'ennuie. Elle s'est posée dans un coin, les gens repliées vers elle, à attendre que le temps file. Elle sent le soleil à travers les vitres épaisses de la serre - il fait terriblement chaud, pour un mois d'hiver, sous ces tropiques artificiels. Elle a retiré le manteau, mais pas la robe de sorcier, dont elle se couvre comme d'un bouclier. Elle aurait probablement pu s'en passer, mais elle se sent nue sans cette protection de tissu.
Peut-être que je devrais rentrer, lire un lire, par exemple, pour m'occuper.
Alecto n'aime pas toujours la lecture, mais quand elle lit, elle disparaît, et cette sensation, au moins, lui plaît. Elle se lève, hésitante, consciente de ce qu'elle devrait faire, et déçue de s'en aller. Elle ne parvient pas à décider ce qu'elle doit faire, et cette indécision chronique est source d'un énervement perpétuel. Elle oublie son manteau, se précipite vers l'entrée de la serre, recherchant la fraîcheur pour oubliant la langueur qui s'est emparée d'elle.
Mais son élan est coupé par une sombre silhouette qui se découpe dans l'encadrement. Alecto, elle ne peut plus fuir en avant, et elle n'a pas le courage de fuir en arrière, si bien qu'elle s'immobilise.
Face à une autre, sans doute, elle se serait effacée pour la laisser passer avant de s'en aller, mais Zora, elle aimerait qu'elle la remarque à nouveau. Elle veut rester sous ses yeux pour essayer de retrouver un peu de l'amitié que Zora a pu lui manifester, mais elle lui bouche le passage et elle risque de l'énerver. Alecto s'efface quand même, elle n'a pas le choix, et elle profère, d'un ton plus timide qu'elle aurait dû : « Hé, salut. » Sa voix lui parait trop grave, trop maladroite, mais elle ne la contrôle plus. Lorsqu'on désire quelque chose profondément, on en perd sa retenue.




Messages : 38
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Zora Steinman
ordre du sombral
Lun 5 Fév - 16:24



They see me night and daytime
Having such a gay time
They don't know what I go through
I'm laughing on the outside
Crying on the inside



Brume matinale, rosée dans les herbes folles se trouvant près des serres.
Tu traverses le tout d’un pas nonchalant, presque titubant en réalité. Il est tôt et tes yeux mi-clos trahissent ton manque de sommeil, le fait que Morphée soit sur ton dos. Elle te pèse la garce, s’étalant sur tes épaules, se faisant lourde et assommante. Mais tu tiens bon, cigarette au coin des lèvres, sentant tes chaussettes s’imbiber de la jeune rosée. Tissus imbibé et froid qui te coule le long des chevilles, tu pousses la porte de la serre, t’appuyant davantage dessus. Car tu râles à voix basse, retirant tes chaussures pour laisser tes chaussettes à l’entrée. « Quelle idée… » Tu souffles, ta cigarette tombe et à cet instant, tu te redresses, droite comme un i, agacée par l’enchaînement furtif des événements.

Tu lâches un râle, t’esclaffes, te pensant seule, ramassant le papier humide dont la transparence révèle le tabac. T’entends une voix timide te saluer et tu jettes un coup d’œil par dessus ton épaule. Et Zora, tes yeux ont rien d’amicaux, ils traduisent cette colère momentanée, celle qui passe tel un éclair devant tes prunelles. « Quoi? » Et ton visage se radoucit aussitôt, la cigarette tombant à nouveau. Cette fois-ci, elle restera probablement au sol car ta rétine imprime la silhouette diaphane se trouvant devant toi, le processus te laissant immobile.

Les mois s’étant écoulés depuis votre dernière rencontre t’avais fais oublier à quel point son innocence était frappante, qu’il y avait quelque chose d’incroyablement blanc chez elle, comme des draps qui sécheraient au soleil. « Hey. » Tu avales ta salive avant de t’exprimer, ce sont les premiers mots que tu prononces de la journée. Alors ta voix est cassée, elle se brise avec gravité. Tu te racles la gorge, embarrassée. Car vous êtes bêtement plantées à vous toiser en chien de faïence. Tu passes une main dans tes cheveux, t’approches du pot t’intéressant.

Car Zora, tu ne peux pas assumer la chose pleinement. La regarder dans les yeux, lui parler. C’est trop à la fois. « Ça fait un bail. J’avais pas crû la rumeur disant que t’étais à nouveau parmi nous, mais il faut croire que c’était vrai. » Et tu lâches un rire maladroit, les épaules crispées. T’aurais aimé dire les choses autrement, avec plus de douceur, de recul. Mais il y a des fois où tu parles et tu regrettes instantanément. C’est comme ça d’avoir seize ans, on dit beaucoup de conneries.

« Cette école est décidément trop petite… » Tu souffles entre ta mâchoire crispée, tentant de retrouver le pot sur lequel tes initiales sont inscrites. Le devoir à rendre est proche et il est clair que tu risques de le rater si tu n’y mets pas du tien. Mais sa présence électrise le bout de tes doigts qui deviennent maladroit, tu manques de renverser tout ce que tu touches. Alors tu serres tes poings, les loges contre ta poitrine, tournant le dos en un volte-face aux plantes pour finalement lui faire face.

« T’as quelque chose sur le cœur. Je le sens d’ici, ça rend l’ambiance tendue. Alors au lieu de le faire peser sur nous deux, parle Alecto. » T’es injuste, tu le sens bien. Elle mérite pas que tu la mettes ainsi au pied du mur, à l’accuser. Car t’es aussi responsable qu’elle d’une telle situation. Mais t’es jeune et bête, surtout impatiente. Mais t’espères qu’elle lira entre les lignes, qu’elle verra qu’entre tes mots durs, ton regard méfiant il y a de l’insécurité. Un sentiment de culpabilité.

HRP — J'espère que ça te conviendra, du love sur toi precious bbchat





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