« Il n'y a pas meilleure ville que Zootopie, j'ai pu réaliser mes rêves. »
ㅡ Ben - 22 ans, mannequin
« Zootopie est une ville si jeune et qui ne s'arrête jamais, je suis fière d'y habiter. »
ㅡ Anna - 24 ans, fleuriste
« J'avais tout perdu et quand je suis arrivé ici, j'ai réussi à retrouver du travail, un logement, une famille... »
ㅡ Anonyme
« J'adore cette ville, je ne pourrais vivre nul part ailleurs ! »
ㅡ Isabella - 19, étudiante
« Zootopie m'a apporté bien plus que ce que j'espérais, c'est une ville si enrichissante. »
ㅡ Steeve - 35 ans, thérapeute

LE MAIRE
compte fondateur - mp
Zootopie est une ville cosmopolite où ne vivent que des thérianthropes et où chaque espèce cohabite avec les autres ; qu’on soit un prédateur ou une proie, tout le monde y est accepté.
  Idéalisée, cette ville à l'aspect utopique, est au centre de toutes les attentions, avec cette idée que tous les rêves sont possibles et que chacun y a sa place, que chacun peut devenir qui il souhaite - que chacun puisse devenir quelqu'un de meilleur.  Mais la vérité est bien loin de cette utopie véhiculée, puisque les inégalités sont encore d'actualité et que la discrimination au sein de la population ne fait que s'accroitre...

 Plongez alors au coeur d'une intrigue où vous devrez combattre et mener une lutte pour prouver que vous êtes plus que ça, que vous valez bien plus que ça.

08/06/18
ouverture du forum ✿
HUMAN OUTSIDE
LA MAISON
ELEMENTAL SKIN
CODE COSMO
AWAY
parto
parto
parto
parto
parto
parto
parto
parto
parto

Tout n'est qu'apparence, non ? - Ft. Laureline Reid
 :: rp

Messages : 131
Localisation : Dans les couloirs.
avatar
Hugo Donovan
ordre de la licorne
Lun 12 Fév - 15:41



Tout n'est qu'apparence, non ?
Hugo Donovan & Laureline Reid

Hugo était monté sur le toit à la fin des cours de la matinée pour téléphoner plus librement à Helen. Sa jeune sœur lui demandait souvent de ses nouvelles et malgré l'éloignement de leurs écoles respectives, les deux Donovan étaient restés proches. Ils s'envoyaient presque tous les jours des sms et se téléphonaient au moins une fois par semaine, si ce n'était plus. La licorne agissait de même avec ses parents. Pour la plus grande de la fratrie, c’était un peu plus compliqué. Malgré cela, il était resté très proche de sa famille et il en avait besoin dans un sens. Bien sûr qu’il se plaisait à Aghaistin, mais il avait des difficultés à suivre le rythme, à s’y adapter malgré les années. Il se sentait perdu parmi les autres élèves. L’adolescence n’était pas une période facile songea l’irlandais. Et les changements qui l’accompagnaient aussi.

Le temps hivernal était clément mais il réajusta pour autant son écharpe et sa cape. Il avait toujours été frileux. Son regard se posa sur le paysage. Il y avait le vert des forêts, le bleu du lac et le contraste saisissant avec le blanc de la neige. On voyait depuis le belvédère les alentours de l’école, ce paysage qui était celui qu’il côtoyait toujours les jours depuis bientôt cinq ans. Chaque saison était unique et avait son charme. Le cadre était agréable et l’endroit semblait l’apaiser. Il rangea son mobile dans sa poche, profitant de l’air vivifiant. Même glacial à son humble avis. Il entendait d’autres élèves discuter entre eux avec animation autour de lui. C’était un lieu prisé par les étudiants, mais en ce moment, l’appel du ventre était le plus fort et il était quasiment désert. Le repas n’attendait pas. Le jeune homme à la chevelure bleu n’avait pas très faim, il avait mangé assez tard son petit-déjeuner et il n’était pas un gros mangeur de toute manière. S’installant sur une grande table de pierre, il sortit quelques scones si jamais il avait un petit creu et ses cours, dont ses notes de botanique. Le cours du matin avait été assez intéressant, et surtout clair. Il corrigea quelques erreurs ici et là et sortit ses crayons à dessin pour mettre un peu de couleur. Il aimait bien prendre ce temps-là, bien qu’on lui reprochât de s’éparpiller par moment. C’était toujours plus agréable à la relecture et lors des révisions.

Sentant une vibration dans sa poche, il regarda son téléphone. Un de ses camarades lui demandait s’il ne s’était pas perdu puisqu’il ne le voyait pas à leur table et qu’il ne semblait pas être rentré dans leur dortoir. Le cinquième année lui répondit que non, qu’il n’avait pas faim et qu’ils allaient se retrouver en métamorphose cet après-midi. Et que oui, il connaissait la salle. Quand même, depuis le temps qu’il était à l’école. Concentré sur ce qu’il répondait, Hugo ne remarqua pas que ses fiches et autres papiers avaient décider de prendre leur liberté avec le vent. Il réussit à en attraper quelques-unes, les serrant contre lui tandis qu’il essayait de rattraper les dernières en leur courant après. Pourvu qu'elles ne passent pas par-dessus la balustrade !

code by bat'phanie




Invité
Invité
Mar 13 Fév - 11:42


Tout n'est qu'apparence, non ?

avec hugo

Laureline esquissa un sourire maladroit à sa camarade de dortoir qui riait beaucoup trop à son goût. Elle ressentait le besoin de s'éloigner. La métamorphomage fit signe qu'elle allait faire un tour, même si elle n'avait pas mangé grand chose. Elle avait besoin d'air. De s'éloigner du bruit, de l'agitation. Une tonne de choses lui creusait l'esprit et elle ne parvenait plus à refréner toutes les pensées négatives qu'elle pouvait engendrer. Montant d'un pas vif les escaliers, il lui parut comme une évidence de monter sur le toit, de se trouver seule un instant avant de reprendre la comédie qu'était sa vie.

Elle poussa la lourde porte qui la séparait du dehors, appréciant l'air frais qui s'engouffrait à toute allure. Le belvédère proposait une vue époustouflante. Enfin là tout de suite, c'était des feuilles de papier qui lui arrivèrent en plein dans la figure. Elle attrapa celle qui venait de l'embrasser et constata que plusieurs autres voltigeaient encore ça et là. Et un garçon aux cheveux bleus qui leur courrait après. Elle le connaissait de vue, ils assistaient à certains cours ensembles. La plupart en fait, car ils étaient de la même année. Mais il n'était pas de son ordre.

Une boule se forma dans son ventre. Oh bien sûr, elle avait entendu parler de lui. Un rapide coup d’œil sur le papier, observant l'écriture du bleuet. Elle referma la porte derrière elle, qui claqua en un bruit sourd.
Hugo.
Sa chevelure bleuté, les drôles de rumeurs à son sujet. Laureline se sentit nerveuse et se força à retenir le flot magique qui souhaitait parcourir ses cheveux. Une question, dans son cœur et sa tête.
Est-ce que c'était vrai ?
Elle se rapprocha.

« Hm, tiens. J'ai récupéré celle-là. »

Ouah. Ses mains tremblaient. Une petite voix à l'intérieur lui rappela que ce n'était qu'un garçon, il n'allait pas la manger, fût-il un métamorphomage. Elle inspira pour se donner du courage.

« Dis... Qu'est-ce que tu fais ici à cette heure-ci ? Tu sais, sauter les repas c'est pas conseillé. »

… Dis donc. Elle grimaça intérieurement à l'entente de sa voix intérieure qui réprimandait sa lâcheté. Ce n'était pas du tout, mais alors pas du tout ce qu'elle avait voulu dire. Elle se mordit la lèvre inférieure, sentant ses joues se colorer. La honte. Une mèche verte lui échappa, derrière son crâne.

« Hm, bon, ben... J-Je vais m'installer là si ça ne te gêne pas, hein. »

Deux tables plus loin. Histoire de bien mettre de la distance et de pas réussir à lui adresser la parole. Bien joué Laureline. Des idées brillantes comme ça, tu en as d'autres ? Elle fit quelques pas, hésitante. Et puis volte-face.

« En fait. C'était pas la bonne question. Est-ce que c'est vrai ? »

Et ses yeux pétillaient d'une curiosité folle.




Messages : 131
Localisation : Dans les couloirs.
avatar
Hugo Donovan
ordre de la licorne
Mar 13 Fév - 13:24



Tout n'est qu'apparence, non ?
Hugo Donovan & Laureline Reid

« Merci de l’avoir attrapé, je vais essayer de retrouver les autres » lui sourit il en reprenant celle que Laureline avait récupérer un peu plus tôt et de poursuivre les deux dernières. Il n’en restait plus beaucoup, heureusement. Il n’avait pas vraiment fait attention à la jeune femme qui était venu l’aider, trop occuper à vérifier qu’aucune ne passe par-dessus la rambarde. Il en avait encore besoin, surtout s’il voulait rattraper son dernier contrôle où il avait fait un bel hors-sujet.

En quelques instants, il termina de rassembler les papiers manquants qui se dirigeaient vers eux, les gardant serrés contre lui pour ne pas qu’ils s’envolent de nouveau. Il nota qu’il avait déjà croisé l’autre cinquième année à de nombreuses reprises, mais surtout qu’ils avaient cours ensemble. Presque tous, si on excluait les options. Elle ne lui avait pas laisser un souvenir particulier, bien qu’il semble, d’après les ouïes dires, qu’elle possédait la même capacité que lui. Il était un peu intrigué car hormis sa mère, il n’avait pas rencontré d’autres métamophomage. Et encore moins de son âge. Mais ne sachant pas son ressenti, il préférait ne point aborder le sujet. C’était un sujet qui le mettait vite mal à l’aise quand on l’abordait trop frontalement malgré son envie de le partager.
Physiquement, elle était un peu plus grande que lui, avec des cheveux presque blancs et des yeux tirant sur l’ambre. Un peu comme les siens en fait. Elle portait son uniforme et sur sa blouse était brodé un hippogriffe. Elle semblait plutôt calme pour quelqu’un de son ordre. Enfin, pour le moment.

« Dis... Qu'est-ce que tu fais ici à cette heure-ci ? Tu sais, sauter les repas c'est pas conseillé.»
« J’ai pris mon petit déjeuner assez tard et j’ai des scones pour grignoter. Tu en veux ? » lui demanda-t-il.

Le jeune homme à la chevelure bleu ne se formalisa pas du tout de la question et de sa question un peu brusque. Elle semblait mal à l’aide. Pourtant, il n’avait rien dit de maladroit ou fait d’étrange ? Il désigna les gâteaux en question, comme pour la mettre en confiance, se rapprochant de la table où il c’était installé. Et même si on lui répétait souvent que ce n’était pas bien de sauter un repas, il avait parfois du mal à avaler quelque chose, notamment quand l’inquiétude et le stress était (omni)présents. Après, si on tenait vraiment à ce qu’il avale quelque chose, les pâtisseries était une valeur sûre. Sa mère cuisinait bien et il avait toujours eu des gâteaux maisons pour le goûter durant toute son enfance. Il en recevait parfois des colis qu’il gardait précieusement dans son dortoir.

« Hm, bon, ben... J-Je vais m'installer là si ça ne te gêne pas, hein. »
« Bien sûr, vas-y. Tu n’as pas besoin de me demander la permission. »

Il continuait de lui sourire légèrement, un peu maladroitement si on y prêtait attention, retournant là où il avait posé ses affaires pour le temps de midi. Se désintéressant de l’hippogriffe, il entreprit de lisser les quelques feuilles froissées dans l’opération sauvetage avant de les ranger dans l’ordre et les glisser dans son sac. Il continuera plus tard, quand le risque qu’elles s’envolent serait nul. Sa chambre ou la bibliothèque en résumé. Se plongeant dans son livre sur l’histoire de la magie, il se coupa un peu du monde alentour. Il trouvait celui-ci captivant, d’autant plus qu’il le concernait indirectement, abordant sur de longs chapitres les transformations, tant celles induites par les sortilèges et les potions que celles innées comme pour les animagus et les metamorphomages.

« En fait. C'était pas la bonne question. Est-ce que c'est vrai ? »

Hugo la regarda, relevant les yeux de son livre, l’air encore plus perdu que d’habitude. Mais de quoi parlait-elle ? Visiblement, c’était à elle que la jeune femme à la chevelure claire s’adressait. Il vérifia pour autant à droite et à gauche s’il n’y avait personne d’autres.

« Est-ce que c’est vrai ? » Il répéta ses derniers mots, la regardant.

Là, il ne comprenait pas. De quoi parlait-elle ?

code by bat'phanie




Invité
Invité
Mar 20 Fév - 18:08


Tout n'est qu'apparence, non ?

avec hugo


Le bleuet n'avait pas compris. Laureline se sentit rougir. Bien sûr. En même temps, si elle avait daigné poser la question complète, les choses se seraient peut être mieux déroulées. Elle se força à ignorer son malaise pour reposer sa question.

« Est-ce que c'est vrai que tu es un métamorphomage ? »

La question était peut être un peu directe, maintenant qu'elle y réfléchissait. Ce n'est pas parce qu'elle avait entendu des rumeurs que c'était également son cas. Mais si ce n'était pas vrai... Laureline inspira.

« Euh, en fait, tu vois, je suis métamorphomage, et euh, j'ai entendu plein de rumeurs sur toi. Et donc, j'ai jamais rencontré d'autres métamorphomage, donc, enfin, ce que j'essaye de dire c'est que je suis curieuse. »

Waouh. Elle manquait cruellement d'aplomb. Elle sentit ses joues se colorer davantage, tentant de ranger sa honte dans un coin de son esprit. Sa phrase avait été prononcée dans une telle hâte qu'il y avait peu de chance qu'il ait compris quoi que ce soit à ses balbutiements. Laureline inspira vaguement, cherchant à se donner un courage qu'elle ne possédait pas. Bien malgré elle, il finit par lui apparaître comme évident que la manière la plus simple de s'exprimer était encore de laisser libre court à ses émotions. Ses cheveux virèrent donc au vert en une seconde. Elle finit par lui murmurer :

« ça fait longtemps que je voulais te le demander. Je n'ai pas osé. »

A tort ou à raison ? Ses pensées se heurtèrent. Elle n'était pas sûre de la meilleure chose à faire. Qui l'aurait blâmé ? Ses mains étaient fermées, serrées si fortement qu'elles en étaient sûrement blanches. Laureline ne parvenait pas à poser son regard. Il vacillait d'un endroit à l'autre, évitant particulièrement le visage d'Hugo. Elle se sentait exposée, stupide. Il y aurait eu un tas d'autres moyens d'engager la conversation, d'aborder ce sujet. Là, elle venait simplement de se donner en spectacle et cette idée la dérangea. Elle voulait s'excuser, elle voulait mettre de la distance avec sa curiosité dévorante, avec son malaise.




Messages : 131
Localisation : Dans les couloirs.
avatar
Hugo Donovan
ordre de la licorne
Mar 20 Fév - 19:57



Tout n'est qu'apparence, non ?
Hugo Donovan & Laureline Reid

Rares étaient les personnes qui avaient une approche aussi directe quand ils souhaitaient en apprendre plus sur son don, ou sa malédiction de son point de vue. La licorne avait plus l’habitude des rumeurs et autres bruits de couloir. Et à moins d’aborder ainsi le sujet avec lui, c’était quelque chose qu’il taisait. Il n’y avait que ses amis proches, voir même très proche et sa famille. Pour les autres, il était un élève un peu étrange qui (ab)usait des teintures ou autres sortilèges et potions pour changer sa couleur de cheveux. Une sorte d’original en quelque sorte. Alors que la réalité était tellement éloignée. Il subissait cette couleur de cheveux, et même s’il elle n’était pas pour lui déplaire, enfin, il n’en savait trop rien, il aurait opté pour quelque chose de plus discret. Et si l’on prenait le temps de le connaître, Hugo était quelqu’un d’adorable.

Même si son visage marqua la surprise pendant quelques instants, il se surprit à sourire plus franchement lorsqu’il entendit qu’elle était aussi métamorphomage. Avait-elle les mêmes questions en tête ? Il se doutait bien qu’il n’oserait pas le lui en parler de suite. C’était encore trop personnel et elle semblait s’être habituée, au moins en apparence, à ce don.

«  Euh, en fait, tu vois, je suis métamorphomage, et euh, j'ai entendu plein de rumeurs sur toi. Et donc, j'ai jamais rencontré d'autres métamorphomage, donc, enfin, ce que j'essaye de dire c'est que je suis curieuse. »
« C’est vrai », la rassure-t-il. « Je suis un métamorphomage. Et ta curiosité est légitime. »

Pas qu’Hugo soit peu bavard, mais pour l’instant sa camarade d’année parlait pour deux. Et il ne doutait pas de la véracité de ses propos. Certains signes ne mentaient pas et cette particularité génétique était rare et le plus souvent familiale. Pour la demoiselle au vu de ses dires, ça ne semblait pas le cas. Elle semblait pourtant mal à l’aise, sans qu’il en comprenne la raison. Pourtant, le bluet savait qu’il n’avait pas grand-chose d’intimidant et que son attitude était amicale. Il faisait en sorte qu’elle le soit. L’adolescente ne lui avait rien fait, ni à ses amis proches. Il n’avait donc pas de raison de se fermer à elle ou de la repousser. Ou même de fuir la discussion. La franchise était une qualité qu’il appréciait.

« Hormis ma mère, je ne connais personne d’autre non plus. C’est un bel hasard que nous nous soyons retrouvés dans la même école » nota à haute voix le cinquième année. « En plus, nous avons le même âge », repris l’adolescent en souriant à l’autre étudiante.

Le vent se leva de nouveau, ébouriffant ses cheveux bleus qui se mêlaient de touches de rose pâle. Il était vraiment heureux que Laureline soit venue lui parler. Ce n’était pas grand-chose, mais voir quelqu’un comme lui, lui mettait du baume au cœur. Et le rassurait sur sa condition. Il n’était pas seul à devoir composer avec cela.

Il se demanda ce qu’elle pensait, son regard ambré s’attardant sur la chevelure de l’hippogriffe. Elle était d’un blanc pâle et il vit apparaître du vert ici et là. Sa mère lui avait enseigné que chaque couleur était unique et avait une signification distincte. Les siens étaient bleus quand elle était en colère, alors que pour lui, c’était plus de la tristesse, des interrogations. Et ainsi de suite. Ils partageaient une capacité commune mais elle s’exprimait de manière différente selon les individus qui en disposaient.

« On peut en discuter un peu, il reste du temps avant la reprise des cours. On va s’assoir ? En plus, nous serons tranquilles, il n’y a pas grand monde pour affronter le froid et le vent. Enfin, si tu en as envie. »

Hugo admettait qu’il ne l’aurait jamais questionné de son plein gré. Si sa camarade ne lui avait pas posé la question de but en blanc, ils auraient effectué leur scolarité sans jamais aborder le sujet. C’était un point avec lequel il avait du mal : s’ouvrir aux autres et parler de lui. Spontanément. Bien sûr, on arrivait à glaner ici et là quelques informations, mais jamais de manière automatique. Il avait une certaine réserve, une certaine pudeur avec les autres.
code by bat'phanie




Invité
Invité
Lun 26 Fév - 21:15


Tout n'est qu'apparence, non ?

avec hugo

Laureline sentit son cœur faire un bond. Puis deux, puis trois. Laissant libre court à qui elle était pleinement, ses cheveux virevoltaient de toutes sortes de couleurs. Ici et là, le vert de la honte s'effaçait pour laisser place au jaune, couleur de la joie. Ses cheveux d’ordinaire d'un blanc pur se colorait progressivement, formant un dégradé léger sur ces deux teintes claires. Son visage s'éclaircit d'un sourire franc, d'une sincérité nouvelle. Pour la première fois depuis des années, Laureline laissait son cœur diriger son don, emplit d'une joie et d'une excitation nouvelle. Il existait quelqu'un comme elle. Il existait quelqu'un qui pouvait la comprendre.
Cette simple pensée révolutionna son monde.

Un peu plus à l'aise, elle écouta le bleuet expliquer que sa mère partageait sa capacité. Elle aurait aimé pouvoir en dire de même, peut être les choses auraient-elles été plus facile. Mais elle savait bien au fond d'elle que ça n'aurait pas totalement réglé son problème. Elle hocha la tête à la suggestion d'Hugo, lui emboîtant le pas vers une des tables.
Prendre l'air n'avait jamais été une aussi bonne décision. Laureline songea que si le vent paraissait frisquait à son camarade, elle appréciait à sa juste valeur cette fraîcheur. Elle observa avec plus d'attention le jeune homme. Ses cheveux bleutés faisaient écho à son ordre, tandis que ses yeux ambrés rappelaient les siens. Elle se demanda un instant à quel point ils pouvaient se ressembler au fond. Laureline ne souhaitait pas trop entrer dans la réflexion – pas pour l'instant au moins, sinon cela la travaillerait tout le reste de la semaine. Elle osa prendre la parole.

« Je suis contente d'avoir l'occasion de te parler. Je n'aurais jamais cru pouvoir parler à quelqu'un de mon âge avec les mêmes... capacités. »

Elle n'était pas certaine de savoir si Hugo percevrait de la même manière qu'elle les choses, mais à défaut, il avait des choses à lui raconter.

« Est-ce que ça t'as aidé d'avoir ta mère ? L'élève marqua une pause. Je ne sais pas trop par quoi commencer, à vrai dire. Je ne pensais pas... Je ne pensais pas avoir la chance de te trouver. »

Plus exactement de trouver quelqu'un comme elle, mais la tournure lui paraissait moins égocentrique ainsi. Laureline savait que bien qu'elle aurait pu s'ouvrir à Hugo – en tout cas s'ils apprenaient à se connaître – mais elle doutait d'elle bien plus qu'elle ne l'aurait imaginé. Cette pensée vint se fixer à un coin de son esprit, mais la jeune femme ne laissa rien paraître. Alors une question, franche, directe. Peut être avec un ton innocent, mais avec une idée bien précise derrière la tête.

« Tu es heureux d'être un métamorphomage ? »

Et son regard, mordu d'une curiosité dévorante.

HRP - Errmm, salut ? Je suis vraiment désolée du retard de ma réponse, je me suis laissée débordée IRL.




Messages : 131
Localisation : Dans les couloirs.
avatar
Hugo Donovan
ordre de la licorne
Sam 3 Mar - 19:03



Tout n'est qu'apparence, non ?
Hugo Donovan & Laureline Reid

Voir une magie si semblable à la sienne était quelque chose de nouveau pour la licorne. Il pouvait s’observer dans le miroir, observer sa mère faire rire ses amis ou ses sœurs, mais le spectacle qui voyait là le toucha. Sa camarade ne cherchait pas à canaliser son don. Elle le laissait vivre, sans barrière. Elle le laissait teinter sa chevelure claire d’un arc-en-ciel de couleurs. Cela réchauffa le cœur de l’adolescent, lui qui avait tendance à intériorisé ses émotions, à bridé sa magie. Son sourire avait quelque chose de rayonnant et cette scène lui semblait hors du temps. Dire que le cinquième année ne s’y attendait pas était un euphémisme. Un sourire apparu sur ses lèvres, ses propres cheveux se teintant de mèches d’un bleu un peu plus soutenu.

Et étrangement, tout cela lui apporta une lueur d’espoir. Lui aussi, avait dans un sens besoin de voir quelqu’un comme lui, mais qui acceptait ce don. Un autre métamorphomage. Une personne de son âge avant tout, qui partageait peut-être certains de ses tourments. Le sourire resta pourtant sur le visage du jeune homme. Il comprit à ses dires qu’elle n’en avait jamais rencontré. Des gens comme eux. Et il ne voulait pas lui dépeindre ses problèmes et sa crise existentielle. Fortement majorée par cette particularité. Dû à cette particularité.

« Si cela m’a aidé ? Je pense que oui. » Il réfléchit un instant, pour trouver les bons mots. « J’ai grandi avec un point de repère, quelqu’un à qui je pouvais poser toutes mes questions. Quelqu’un qui comprenait comment fonctionnait ma magie et qui m’a guidé. Elle a toujours été là pour moi. »

Il était vrai qu’elle avait pris le temps d’expliquer à son fils tout ce qu’il fallait savoir, avec une patience et une bienveillance. Mais malgré cette chance, car il avait conscience que ça en est réellement une, Hugo ne se sentait pas à l’aise. Même si le résultat n’avait pas été là. L’enfant, et l’adolescent qu’il était aujourd’hui souffrait de sa condition et troublait son identité. En un mot, il ne savait pas qui il était. Et cela se compliquait avec le temps, le regard des autres se faisant plus lourd et les questions de plus en plus nombreuses maintenant que la naïveté commençait à s’évaporer avec les années. Il se demanda un bref instant si sa mère pouvait parler à la jeune femme directement ? Il chassa rapidement cette idée-là. C'était peut-être une bonne idée en soit, mais il ne sentait pas prêt à lui proposer cela. Il connaissait à peine l'autre élève, au final. Et même avec les meilleures intentions, c'était trop personnel. Pour l'instant au moins.

La question qui fâche. Il l’attendait. Le bluet prit son temps pour lui répondre. Il ne voulait pas la décourager. Ou même la décevoir. Ni même lui mentir. Quoi qu’il lui dise, il y aurait une part de mensonge. Il a du mal avec, mais il fait partie intégrante de lui. De son sang. C’est sa mère qui le lui a transmis. Et il ne peut pas renier cela. C’est une réalité. Il est métamorphomage. Pour le meilleur et pour le pire.

« Je ne sais pas. »

Il la regarda droit dans les yeux quand ses mots franchirent ses lèvres. Il ne le sait pas. Mais il était prêt à répondre à toutes ses interrogations, sans tabou, sans rien occulter. Il sentait qu’elle en avait besoin.

« Tu… » Il reprend, d’une voix plus assurée malgré l’angoisse interne qui le ronge. « Tu peux me poser toutes les questions que tu veux à ce sujet Laureline. »

Il assortit ses quelques mots d’un sourire sincère. Ce n’est pas par ce qu’il en souffrait qu’elle doit en avoir une image négative. Sa mère s’était épanouie avec ce don, malgré ce don et il souhaitait à l’hippogriffe la même chose.

code by bat'phanie




Contenu sponsorisé





Page 1 sur 1