« Il n'y a pas meilleure ville que Zootopie, j'ai pu réaliser mes rêves. »
ㅡ Ben - 22 ans, mannequin
« Zootopie est une ville si jeune et qui ne s'arrête jamais, je suis fière d'y habiter. »
ㅡ Anna - 24 ans, fleuriste
« J'avais tout perdu et quand je suis arrivé ici, j'ai réussi à retrouver du travail, un logement, une famille... »
ㅡ Anonyme
« J'adore cette ville, je ne pourrais vivre nul part ailleurs ! »
ㅡ Isabella - 19, étudiante
« Zootopie m'a apporté bien plus que ce que j'espérais, c'est une ville si enrichissante. »
ㅡ Steeve - 35 ans, thérapeute

LE MAIRE
compte fondateur - mp
Zootopie est une ville cosmopolite où ne vivent que des thérianthropes et où chaque espèce cohabite avec les autres ; qu’on soit un prédateur ou une proie, tout le monde y est accepté.
  Idéalisée, cette ville à l'aspect utopique, est au centre de toutes les attentions, avec cette idée que tous les rêves sont possibles et que chacun y a sa place, que chacun peut devenir qui il souhaite - que chacun puisse devenir quelqu'un de meilleur.  Mais la vérité est bien loin de cette utopie véhiculée, puisque les inégalités sont encore d'actualité et que la discrimination au sein de la population ne fait que s'accroitre...

 Plongez alors au coeur d'une intrigue où vous devrez combattre et mener une lutte pour prouver que vous êtes plus que ça, que vous valez bien plus que ça.

08/06/18
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hiver d'ennui - lauréline
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Amelia E. Wood
ordre de la licorne
Dim 18 Fév - 10:44

hiver d'ennui
Il y a un métamorphomage à Aghaistin, disaient les rumeurs.
Je m'en moque répondait mon esprit. Et c'était, depuis un bon bout de temps, le plus gros mensonge qui profanait la caverne de mes pensées. Quelle qu'elle soit, cette personne m'intéressait. La possibilité d'une nouvelle rencontre et l'apprentissage d'innombrables choses ; le doute, les transformations, le toucher d'un inconnu et d'un don unique auquel je ne pourrais jamais me raccrocher. Ma réponse, je la cherchais au quotidien, persuadée qu'elle se trouve là, dehors, dans cet univers, enfermée dans un phénomène concret, un pouvoir, un événement, une personne peut-être. Qu'est-ce que je fais ici ? Ce n'est pas le chemin vers Sithmaith qui me poussait à l'interrogation, c'était plus que ça.

Plus profond. Ça ne se limitait pas au village qui longeait les abords de l'école mais à une réflexion supérieure, à ma conscience ici, la présence de ce corps jusqu'aux raisons-même de mon existence. Aujourd'hui, j'étais privée d'envie, de motivation. Malgré cette rumeur intéressante qui parcourait l'école, je n'avais pas envie de la vérifier comme prisonnière d'un doute grandissant. L'ennui, en tête de file, mais ça allait plus loin que ça. Mes yeux ambres ne pétillaient plus de cette curiosité habituelle et je bifurquais, à l'entrée du village, pour m'asseoir dans les herbes un peu plus loin, de sorte que, si l'on ne tournait pas la tête dans tous les sens à l'entrée du village, il était difficile de me remarquer. Je frottais mes épaules de mes mains gantées.

Je portais un pantalon noir et un léger manteau d'hiver par-dessus mon pull blanc. J'avais laissé ma robe de sorcier aujourd'hui, à son profit. Le vent soufflait et le fait de rester immobile n'arrangeait rien à la situation, pourtant, je n'éprouvais pas la moindre envie de bouger. Il ne neigeait pas et le soleil diluait une partie de la froideur matinale mais malgré les conditions, je vis un serpent sortir d'entre les arbres pour ramper lentement vers moi. Un maigre sourire vint flotter sur mes lèvres à sa vue et je le laissais se rouler en boule sur mes genoux.

Les serpents avaient le don de me calmer. Silencieuse, je passais mes doigts le long de son corps écailleux et je n'entendis pas tout de suite les pas martelaient le sol derrière moi. Fronçant les sourcils, je décidais de ne pas me retourner. Il en coûtait de troubler ma paix alors, avec cette méchanceté reposante, je décidais de ne pas l'avertir du danger vers lequel il courait.


robb stark







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Lun 26 Fév - 21:31


Hiver d'ennui

avec amelia

Froide journée. Il fut difficile pour la jeune femme de se résoudre à quitter l'atmosphère chaleureuse de la boutique de Sithmaith. Pourtant, il lui faudrait affronter la douce brise d'hiver qui persistait en ce début d'année. Ne serait-ce que pour retrouver son dortoir, à l'école. Elle était partie avant ses amies, déjà parce qu'elle ressentait ce besoin viscéral de s'éloigner, de prendre l'air un instant. Sa mélancolie qui l'habitait parfois revenait trop souvent à la charge, en ce moment.

D'abord, elle frissonna. C'était une contradiction, un phénomène qu'elle ne s'expliquait pas. Laureline n'aimait pas le froid. Mais elle appréciait la caresse sur sa peau, la douceur qui se faisait et le froid qui lui soulignait ses pommettes d'un rose coloré. Elle aimait cette sensation d'être seule au monde un bref instant, d'une étreinte silencieuse et froide autour d'elle. La sorcière ferma les yeux en un soupir apaisé, marchant doucement vers la route.

Et puis, une envie soudaine, pressante, enfantine. Laureline se met à tourner sur elle-même, à étendre ses bras pour profiter d'une vague liberté imaginaire. Son esprit vagabonde, se représente une scène qu'elle mime pour elle-même. La solitude. Libératrice et pesante à la fois. Elle s'arrête, se sourit à elle-même. Et tourne la tête, un peu perdue par ses propres mouvements. C'est là qu'elle la remarque.

Une autre fille, agenouillée dans les herbes. Est-ce qu'elle se sentait mal ? Ce n'est qu'en approchant qu'elle remarqua le serpent posé sur ses genoux. Haussement de sourcil circonspect. Peu de gens auraient eu le courage d'approcher d'aussi près d'un animal sauvage. D'un autre côté, il lui paraissait assez improbable que quelqu'un ait un serpent pour animal de compagnie. Cette réflexion se prolongea quelques secondes, avant de songer qu'elle avait peut être affaire à un Fourchelang. Improbable. Dans le doute...

Laureline fit demi-tour, décidant de se remettre simplement en route. Elle n'était pas superstitieuse, mais bon, elle se demandait si c'était une bonne idée de venir déranger quelqu'un en pleine conversation. Est-ce qu'on pouvait vraiment appeler ça une conversation ? Elle soupira. Elle ne pouvait pas être en danger, si ? Tétanisée de peur ? Franchement elle n'en avait pas l'air. Tergiversant encore et encore, Laureline finit par prendre la plus mauvaise décision possible.
Attendre.
Un peu plus loin, histoire d'éviter d'être  indiscrète, mais suffisamment proche pour vérifier qu'elle n'était pas en danger immédiat. Elle posa ses fesses sur un petit muret non loin, sortant un livre de son sac, jetant des regards en coin de manière régulière. Sa nervosité visible sur son visage, elle décida de garder sa baguette à portée, au cas où. Il y avait un sort, pour les serpents, non ? Vipera Evanesca. Laureline soupira. Quelle idiote. Maintenant, elle allait avoir froid et se faire des idées.

HRP - Coucou ! Je suis vraiment désolée pour le retard, je me suis laissée débordée x_x




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Amelia E. Wood
ordre de la licorne
Jeu 1 Mar - 18:53

hiver d'ennui
Que sont les humains face aux serpents ? Sa présence s'approche et la menace grandit. Le serpent est si proche et le danger inexistant. C'est un paradoxe, sans le moindre doute. Et le problème vient de moi, j'en suis consciente, car je suis la seule fautive. Je suis l'étrange personne, détestant les gens, appréciant les serpents. Tous les animaux, en définitif, bien qu'ils ne me le rendent pas. J'aime surtout les être vivants plus dociles, mais même eux sont à même de sentir ce que je suis vraiment - même eux me fuient, aboient, se crispent, tournent les talons. Si je n'étais pas fourchelang, je serais certainement seule au monde. Dénuée de compagnie, assise dans la neige après que mes genoux aient ployé sous le joug de la solitude. Peut-être serais-je debout, le regard assombri, jaugeant une neige que j'aurais rendu écarlate - la tristesse peut nous faire mal tourner.

Sans les serpents, je serais bien différente. Et pourtant, je ne suis pas fidèle à ma raison, je ne peux m'empêcher d'être curieuse, presque réjouie de sentir quelqu'un approcher - un état paradoxal jusqu'à ce que les pas s'éloignent et leur son se dissipe dans le souffle hivernal. La personne s'est éloignée, bien entendu - ça sonne comme une évidence, une décision raisonnable. Personne ne semble assez fou pour approcher de la fille aux serpents. La conversation s'éternise et je ne m'en lasse pas, simplement, je ressens un malaise. Le quotidien des serpents me fascine mais quelque chose cloche dans la situation actuelle - et je réalise, en balayant les alentours du regard, que je suis observée. Avec un bref soupir qui me force à réprimer un sourire amusé, je congédie poliment le reptile et me dirige d'un pas léger et silencieux vers la demoiselle en question.

- Qu'est-ce que tu lis ?

De mon âge, environ. Je me penche pour lire la couverture malgré sa position et me plante devant elle, le visage proche du sien pour l'observer. Il est jeune et mignon, la définition parfaite de l'innocence. Pourquoi m'observerait-elle ? Et surtout, correspond-t-elle à cette présence qui s'est approchée un peu plus tôt ? M'estimant en droit d'exiger mes réponses, et surtout, ayant surpris plusieurs coups d'œil en ma direction, je m'assois à côté d'elle, balançant mes jambes dans le vide en regardant le ciel d'un œil méfiant et impatient.

- Pourquoi tu me regardais ? Tu n'as pas peur ?

Mes yeux ambres se détournent doucement vers elle pour la détailler. Même sans les serpents, même avant les rumeurs, les gens m'évitaient. S'il en existent, à même de supporter ma présence, je veux savoir pourquoi. Je veux savoir ce qui me rend différente, je veux comprendre. Je veux cerner tout l'optimisme pour pouvoir mieux tous les écraser. Qu'on me comprenne m'est bien égal, depuis toujours. Ce n'est le cas de personne - et, soudain, mes pensées me dirigent vers mon chat Murphy, l'unique animal, en dehors des serpents, qui daigne m'approcher. Quelque part, s'il existe quelqu'un à même de supporter mes sentiments, de les surmonter, je veux le rencontrer.


robb stark







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Jeu 1 Mar - 19:14


Hiver d'ennui

avec amelia

Laureline était repérée. Cette constatation la mit mal à l'aise, mais elle fit mine de ne pas avoir vu la fille s'approcher. Cette dernière ne se gêne pas pour prendre ses aises, observant  la couverture de son livre. Un récit fantastique d'un soit-disant sorcier légendaire ; ouvrage qu'elle appréciait et qu'elle aurait sans doute pu décrire en long en large et en travers, mais l'inconnue s'était uniquement penché sur le titre. La dernière lumière. Ahaha. Avec ça, elle allait passer pour une romantique. Par réflexe, son visage s'éloigna de la demoiselle en retenant son souffle. Elle détourna les yeux, avant de lui répondre.

« C'est un livre fantastique. »

Elle venait d'en lire le titre après tout. La question qui suivit l'étonna. D'habitude, c'était elle le monstre, la chose qui ne méritait pas de rester là comme si elle était humaine. Ses sourcils s'arquèrent en une expression confuse.

« Peur de toi ? Tu n'as rien fait de mal. Je t'observais parce que... Elle hésita, c'était peut être impoli. Je t'ai vu avec un serpent. Je ne savais pas si tu étais en danger ou si tu en étais proche, tu n'avais pas l'air très effrayée. Je voulais juste m'assurer que tout allait bien. »

Elle se sentait presque coupable de l'avoir observée maintenant. Elle ne put s'empêcher d'être en pleine réflexion quant à pourquoi elle aurait peur d'elle. Certes, son visage n'était pas le plus amical qu'il soit, mais ça arrivait à tout le monde d'être de mauvaise humeur ou de vouloir être seul un moment. Mais ça n'avait même pas été une vrai question. Pourquoi n'avait-elle pas peur ? C'était une affirmation qu'elle aurait dû avoir. La jeune métamorphomage restait perplexe. Les gens la traitaient-ils différemment ?

« Excuse moi, je ne voulais pas t'importuner. Je m'appelle Laureline. Je n'ai pas peur, parce que... Je pense qu'on ne devrait pas juger au premier regard. »

Ah ! Combien l'avait jugé comme amicale avant d'apprendre ce qu'elle était ? Ensuite, ils avaient pris la fuite pour la plupart. C'était bizarre, anormal. Étrange. Elle sentit ses pommettes rosir. Inexplicablement, elle se sentait mal à l'aise. Comme si elle avait quelque chose qui n'aurait pas dû être fait.





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Amelia E. Wood
ordre de la licorne
Ven 9 Mar - 9:18

hiver d'ennui
La sûreté, la facilité, synonyme d’une sympathie ennuyeuse qui s’immisce dans l’air comme l’unique réponse, l’unique attitude possible suite à ses mots. Mon cerveau ralentit, prend le temps d’analyser chaque pan de phrase, chaque mot, chaque syllabe, toute intention. Tout est décortiqué à la recherche d’un mal inexistant, de cet esprit malin qu’elle ne semble pas porter en elle - renvoyant ses actions dans leur sincérité la plus absolue. Ça m’ennuie, pourtant. Alors que j’écoute ses mots, cette simplicité, la décision si facile de me voir autrement comme si ça n’avait rien d’exceptionnel. Très vite, cette curiosité s’empreint de sentiments tout autres, dominante malgré tout mais dont la teinte unique s’atténuait au rythme de mes doutes. Cette fille est différente - c’est une certitude qui fait battre mon cœur plus vite, en appelant à cette impatience qui a guidé mes pas. Toujours, tout au long de mon histoire qui me parait si longue, dépassant ces seize années. Cette fille bienveillante, pensant de façon si unique, prenant sur son temps pour aider les autres. Mon cœur se serre, en proie à un sentiment que je connais bien. C’est la curiosité qui m’anime, l’attrait du mystère, le désir, non, besoin de comprendre. C’est imminent et je glisse d’un pied sur l’autre en l’observant, le regard fixe, perçant qui semblait mettre à nu de tout mensonge.

- Je parlais avec lui, répondis-je aussitôt.

Je fronce les sourcils, ne comprenant pas cette inquiétude devant une situation évidente. Pourquoi viendrait-elle ? J’aurais poursuivi mon chemin, épaules haussées, dénuée de culpabilité devant ce qui n’est pas plus ma faute que mon problème.

- Ça t’arrive souvent de perdre du temps pour des inconnus ? Ça ne t’apportera rien, tu sais.

Le ton est calme. Teintée d’une ombre de colère, ou plutôt d’agacement. Je déteste ne pas comprendre et ses actions me semblent bien idiotes, irréfléchies et étrangères à toute récompense. Mes doigts se tortillent, crispés et j’observe son livre plus attentivement, cherchant à me détourner de cette réflexion toxique.

- La dernière lumière...

Ça semble intéressant, préconisant la domination de ces ténèbres que j’apprécie tant. Mon regard croise à nouveau le sien.

- Tu es une fille étrange.

Maigre sourire, mon regard ne quittant pas son visage pour en comprendre les moindres mécanismes. Je veux comprendre et tout bien réfléchi, elle ne semble pas si mauvaise. J’observe son entièreté, de cette décision bizarre, à la frontière d’une gentillesse idiote à cette confiance si aveugle en ses décisions que je veux croire en elle. Mais c’est impossible, et je le sais mieux que personne.

- Je suis Amelia. Je pense que tu me jugeras comme les autres, à long terme, mais j’ai envie de t’accorder le bénéfice du doute.

Haussement d’épaules. Silence. Le malaise semble proche alors je lâche par réflexe :

- Tu veux parler au serpent ?


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