« Il n'y a pas meilleure ville que Zootopie, j'ai pu réaliser mes rêves. »
ㅡ Ben - 22 ans, mannequin
« Zootopie est une ville si jeune et qui ne s'arrête jamais, je suis fière d'y habiter. »
ㅡ Anna - 24 ans, fleuriste
« J'avais tout perdu et quand je suis arrivé ici, j'ai réussi à retrouver du travail, un logement, une famille... »
ㅡ Anonyme
« J'adore cette ville, je ne pourrais vivre nul part ailleurs ! »
ㅡ Isabella - 19, étudiante
« Zootopie m'a apporté bien plus que ce que j'espérais, c'est une ville si enrichissante. »
ㅡ Steeve - 35 ans, thérapeute

LE MAIRE
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Zootopie est une ville cosmopolite où ne vivent que des thérianthropes et où chaque espèce cohabite avec les autres ; qu’on soit un prédateur ou une proie, tout le monde y est accepté.
  Idéalisée, cette ville à l'aspect utopique, est au centre de toutes les attentions, avec cette idée que tous les rêves sont possibles et que chacun y a sa place, que chacun peut devenir qui il souhaite - que chacun puisse devenir quelqu'un de meilleur.  Mais la vérité est bien loin de cette utopie véhiculée, puisque les inégalités sont encore d'actualité et que la discrimination au sein de la population ne fait que s'accroitre...

 Plongez alors au coeur d'une intrigue où vous devrez combattre et mener une lutte pour prouver que vous êtes plus que ça, que vous valez bien plus que ça.

08/06/18
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Snaky class - Ft. Amelia E. Wood
 :: château :: Deuxième étage :: Salles de sortilèges

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Hugo Donovan
ordre de la licorne
Ven 9 Mar - 21:00



Snaky class
Hugo Donovan & Amelia E. Wood

Tu patientes depuis une bonne dizaine de minutes devant la salle, avec un peu d’appréhension. Te connaissant, tu as fait en sorte de ne pas louper ce rendez-vous. Tu avais mis sonner ton réveil, tu avais accroché des post-it partout dans tes livres et tu avais même demandé à ta sœur, pourtant à des kilomètres d’Aghaistin de te téléphoner si jamais tu l’oubliais. Et cette stratégie avait été payante. Tu es bon endroit, et tu as même de l’avance. Tu es plutôt ponctuel Hugo, sauf quand tu te perds dans tes pensées et tes questionnements sans fin. Et là, tu ne prêtes plus attention à ce qui t’entoure. Ni au temps, ni aux personnes.

En effet, au vu de tes résultats moyens, on t’a proposé des cours de soutien, des cours supplémentaires dans certaines disciplines. Tu n’as pas hésité et tu avais accepté sans hésiter, espérant que cela t’aide à réussir tes Joyeuses Patentes des Prestidigitations ou J.P.P pour les intimes. Cet examen de fin de cinquième année ne te rassure pas. Tu n’as jamais échoué dans aucune matière, mais on ne pouvait pas dire que tu brilles par tes résultats. Ta constance à ce niveau-là est assez… surprenante ? Aucune ne se détache en bien ou en mal, comme si rien ne t’intéresse vraiment. Et même quand on te demande ce que tu souhaites pour ton futur, ce que tu as envie de faire ensuite, tu regardes ton interlocuteur comme si tu cherchais à lire la réponse dans ton regard. Pourtant, tu dois bientôt décider petite licorne. Et personne ne pourra le faire à ta place.

Tu te décides enfin à entrer dans la salle de classe, avec un peu d’avance. Tu salues les autres élèves présents, recevant quelques réponses en retour avant de te mettre dans un coin de la pièce. Tu entends différents sorts autour de toi. Certains réussis, d’autre beaucoup moins. Tu vois même une table brûlée un peu plus loin. Surement un Incendio mal dosé. Voilà qui ne te rassures pas car elle n’y était pas quelques jours auparavant. Tu reconnais pas mal d’années supérieurs qui doivent vous encadrer et quelques-uns de tes camarades d’année provenant des trois ordres. Tu n’as pas encore vu votre enseignant, mais tu es certain qu’il ne doit pas être loin ou que les élèves de sixième ou septième année ont sa confiance. Tu as ton livre de sortilège dans les bras ainsi que tes cours et tes notes dans ton sac. Pendant un instant, tu fouilles frénétiquement dans celui-ci, pour vérifier que tu avais bien pris ta baguette. Certes, le dortoir des Licornes est à l’étage du dessus et tu peux faire l’aller-retour rapidement, mais cela signifierai que tu arrives en retard. Et tu n’as pas envie de te faire remarquer ou de mettre de mauvaise humeur l’élève qui doit te guider. Tu l’as déjà croisée, mais hormis que sa petite sœur est une de tes amies, qu’elle doit être bonne élève et que vous êtes du même ordre, tu ne sais pas grand-chose sur elle.

Ta baguette retrouvée en main, ton regard se porte vers les autres élèves, tandis que tu l’attends. Le lieu est familier et rassurant, et si jamais un sort loupe, il y a des sortilèges de protection. Surtout que le sortilège de mutisme que tu dois réaliser à la fin de l’année ne présente que peu de risque. Il y aura toujours un autre étudiant pour le lever. Tu t’es entraîné pendant de longues heures dans ta chambre, réalisant dans un premier temps le geste en silence face à ton miroir avant d’ajouter la formule au geste, visant les murs. Tu n’as pas voulu essayer sur ton voisin de chambre, quand bien même celui-ci était partant. Tu refuses de lui causer du tort, même de manière involontaire. Et puis, tu espères voir des résultats. Impossible pour toi de réussir ce sort malgré les conseils de votre professeur de sortilège. Tu avais essayé pendant toute la séance, en vain. Rien, pas une étincelle de magie, pas un semblant d’effet. Ton binôme du jour, bavard qui plus est, l’avait été pendant toute la séance.

Perdu dans tes pensées, tu restes figé lorsque tu vois un Levicorpus arriver dans ta direction, un élève ayant mal géré sa direction. Tu es incapable d’effectuer le moindre mouvement. Tu as bien des sortilèges de protection dans ton répertoire ou même un pas sur le côté à faire pour l’éviter mais tes réflexes semblent comme absents. Tu es tétanisé, regardant le sort venir vers toi.
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Amelia E. Wood
ordre de la licorne
Ven 16 Mar - 19:37

snaky class
En retenue, sans grande surprise. Si vous ne le saviez pas, je vous l’apprends. Il est impossible de punir un criminel qui a agit en connaissance de cause. Le regret est absent, en toute situation dans mon cas, dans une existence où les moindres sentiments sont un vaste champ inconnu. Les professeurs ont le regard mauvais, le mien est vide, exempte de la moindre compréhension, de tout ce qui transformerait ce vide en une émotion quelconque. La souffrance est acceptable, tant que le vide disparait, la déception n’est pas même une option. Je veux savoir, je veux comprendre. Et c’est ce qui me motive à m’y rendre, comme à chaque fois. Le saviez-vous, maîtres de loi ?

Mes crimes ne sont qu’une enveloppe, mes raisons une expérience. Le savais-tu, justice ? Ton existence est aussi la raison même de mes actes, tes limites un objectif à dépasser. Le savais-tu, univers ? Tes moindres éléments ne suffisent pas, un jour, du moins, ne suffiront plus à mon interminable gourmandise. Je n’ai pas besoin d’immortalité pour apprécier ton suffisance, pas besoin de connaître le futur pour en déplorer la pauvreté. Je cherche le plaisir dans mes moindres instants, dans ces innombrables jours. Je cherche la réponse, la personne adaptée. Je cherche la conscience, l’érudit, l’esprit qui comprend.

Je cherche mon univers par ces actes quotidiens, la limite de ma liberté par cette obéissance. En retenue, Amelia. Retenue par la curiosité, une envie soudaine. Que saurait la contenir, sinon la concession pour ces lois imposées ? Je m’avance au travers des couloirs, la détermination flottante, dépression inéluctable qui semble me guetter. Aujourd’hui, il faut enseigner aux plus jeunes. Aujourd’hui, la magie se transmet, sortilège enveloppé d’une mystère d’échec. La salle est déjà pleine quand j’y entre, les duos déjà formés et au travail. D’un pas léger, chanteur, je traverse la salle en direction d’un garçon solitaire qui ne peut qu’être Hugo Donovan. Serrant ma baguette dans ma main, je jette un coup d’œil à la salle, agacée par mon propre retard.

Cette colère envers mon relâchement se dilue dans la surprise qui accompagne l’arrivée d’un Levicorpus vers mon élève improvisé. D’un geste horizontal jaillit un Finite Incantatem sous base de sortilège informulé et la personne retomba mollement au sol, se découvrant l'air aussi ahuri qu’avant la médiocre performance du sorcier responsable de son vol plané.

- Je ne serai pas aussi tolérante envers la prochaine erreur, annonçais-je froidement.

C'est à l'assemblée que je m'adressais, non pas à mon binôme qui semblait encore étonné par cet enchaînement d'événements. Était-il donc si incompétent qu'il en perdait tout son calme en situation critique, sous le joug du plus petit élément perturbant ?

J'avais de la peine à penser qu'on m'avait donné un élève aussi misérable à gérer bien que ce profil me revienne certainement de droit, étant donné ma réussite scolaire. Il était sans doute trop tôt pour le juger, de plus, j'avais passé assez de temps avec des gens pour comprendre que la réussite ne se trouvait pas dans les antécédents. Je préférais jauger au regard et ma première impression était telle qu'il ne semblait pas plus motivé que je ne l'étais eut égard des gens en général.
Avait-il des attentes aussi faibles envers la magie que j'en avais envers les événements futurs ? L'ennui, à défaut de me rendre plus douce, laissait glisser cette part d'empathie en moi de sorte que je ne fus pas trop sévère dans mon premier contact avec lui.

- Alors tu es Hugo. Bien. Je m'appelle Amelia. Comme je suis en retenue, on m'a engagé pour des cours de rattrapage et t'enseigner, hmm, le sortilège de mutisme, je crois ?

Je m'assois sur la table en face de laquelle il est posé et l'observe, les yeux ambres perçants, indéchiffrables. Je tiens à le cerner avant de lui enseigner quoi que ce soit, ne tenant pas à perdre mon temps avec un élève qui refuse d'apprendre.

- Ce serait idiot de t'enseigner quoi que ce soit alors que tu sembles être incapable de réaliser un Antisort Général. Ce serait comme te donner une bombe sans aucun moyen de la désamorcer... encore que, ce serait plutôt amusant.

Un maigre sourire traversa mon visage et je ne me privais pas de le laisser afficher tandis que je réfléchissais au meilleur moyen de tester les compétences de Hugo. Finalement, je retirais mon écharpe de mon cou et lançais un Wingardium Leviosa à l'objet avec une précision et une puissance volontaire, afin de la rendre difficile à déloger. Doucement mais inéluctablement, elle s'envola à quelques mètres du sol, flottant comme sous l'emprise d'un vent inexistant, mais demeurant dans le secteur autour de nous.

- Quand tu seras parvenu à la faire descendre, nous passerons au mutisme.


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Hugo Donovan
ordre de la licorne
Dim 18 Mar - 15:16



Snaky class
Hugo Donovan & Amelia E. Wood

Elle s’avance vers toi, stoppant le sort sans un mot. Un sortilège informulé. Une magie qui se passe d’incantation. Qui nécessitent une force de caractère et une concentration qui te fait défaut, Hugo. Tu vas l’apprendre d’ici l’an prochain. Mais pour cela, il faudra déjà reprendre tes bases. Et pour cela, il suffirait simplement de te concentrer. Tu n’as pas des facilités comme certain, ta magie n’est pas instinctive, mais tu es loin d’être stupide. Très loin même. Tu n’arrives juste pas à faire abstraction de ce qui t’entoure, à te concentrer plus de quelques instants au pire, quelques heures tout au mieux. Plus que tes connaissances, c’est ça ton problème. Ta concentration. Ton esprit papillonne à droite et à gauche. Tes pensées changent, t’obnubilent. Et alors, tu oublies le monde qui t’entoure, perdu dans tes songes internes, tes réflexions sans fin, tes questions qui n’ont pas encore de réponses.

Tu restes un instant le regard dans le vide avant de te reprendre. Avant de l’observer. Ses propos résonnent comme un avertissement à tes oreilles et bien qu’il ne te soit pas directement adressé, tu sais qu’il vaut pour toi aussi. Tu as le droit à l’erreur. Mais ce droit, tu l’as déjà pris. Il ne te reste plus qu’à assurer maintenant. Ou au moins faire de ton mieux petite licorne. Tu es capable. Tu connais la théorie, tu connais le bon geste. La formule qui va avec. Il ne te manque qu’une seule chose.

« Oui. Je dois le travailler pour réussir mon année. » Ta voix ne tremble pas malgré l’assurance qui te fait défaut et que tu hoches la tête aux dires d’Amelia. Que peux-tu lui répondre de plus ?

Ses prunelles ambrées se posent sur toi. Elles t’observent, semblent vouloir lire à travers toi. Elles veulent te décrypter, essayer de comprendre comment tu fonctionnes. Ce que tu vaux. Et si elle doit prenne la peine de t’aider. Une mèche de ta chevelure se teinte de vert d’eau, ajoutant d’autres nuances à tes cheveux. Tu es arrivé motiver, anxieux aussi. Mais il faut que tu gardes cette idée en tête. Tu vas y arriver. Tu vas réussir à lancer ce sortilège de mutisme. Mais toute cette bonne intention vole en éclats en quelques secondes. Tu comprends sa logique, tu comprends ce qu’elle veut te faire faire. Mais tu n’y étais pas préparé. Ce n’était pas prévu. Cette fantaisie te prend au dépourvu.

Ta prise se raffermit sur ta baguette, tu sens les rugosités de l’aubépine s’imprimer dans ta main. Tu sens ce même bois se plier légèrement à cause de ta force. C’est un geste qui peut sembler anodin, mais ça te permet de garder pied. De garder ta concentration le temps d’un sortilège au moins sur ce qui est important. Sur la réalité. Sur ton objectif. Un sort. Juste un sort. Un simple sort. Un sort que tu as pratiqué à plusieurs reprises. Un sort que tu connais. Que redoute-tu Hugo ? De quoi as-tu peur ? Aie un peu confiance en tes capacités. Sans ça, tu n’y arriveras jamais, qu’importe les heures que tu y passes.

L’écharpe s’élève lentement, avec une précision et une force qui t’impressionne malgré ton regard fauve figé sur le vêtement. Tu sais ce que tu as à faire. Quelques mots, un geste. Une synchronisation parfaite. Et surtout de la volonté.

« Finite Incantem. » Ta voix vacille et rien ne se passe. Elle ne bouge pas. Mais tu ne veux pas laisser tomber. Amelia a piqué ton amour-propre. Elle veut te tester, même si tu ne penses pas en ses termes. Et tu lui prouveras que tu es capable. Et que son aide t’est peut-être nécessaire, sûrement même, que tu as beaucoup de lacunes, mais que, malgré cela, tu veux apprendre. Tu veux t’améliorer et réussir ton année. Tel est ton objectif. Et tu passeras son test haut la main, qu’importe le nombre de fois où tu dois essayer.

Tu échoues. Une fois, deux fois, trois fois. Plus. Un certain agacement prend part de corps et de ton esprit. Tu ressens aussi le regard de certains, qui doivent rire de ton incompétence ou être médusé de ton acharnement sur un simple sort de deuxième année. C’est ce que tu t’imagines peut-être ou la réalité. Tu ne sais pas et tu ne sauras jamais. Tu n’arrives pas à faire descendre ce maudit accessoire. C'est ce qui accapare tes pensées. Tu lances de temps à autre un regard à l’autre licorne. Elle t’observe. Sa magie est puissante et elle est douée. Qu’importe. Tu inspires, avant de lancer une nouvelle fois le sort. Une fois de de plus.

« Finite. Incantem. »

La magie illumine ta baguette tandis que l’écharpe commence à perdre de l’altitude, lentement. Ce n’est que quelques centimètres, une dizaine tout au plus mais tu as réussi à obtenir le début d’un résultat. Restes concentré Hugo. Ne lâche rien.
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Amelia E. Wood
ordre de la licorne
Lun 2 Avr - 19:51

snaky class
Faible, c'est une certitude.
Mais plus que tout, déterminé. Hugo désire avancer mais pourtant, il n'a pas cette volonté absolue et écrasante, cette certitude dans ses intentions. Hugo n'est pas comme moi, j'en ai la conviction. Je l'observe, me délecte des formes de son visage concentré comme digne responsable de ses efforts. Cette sensation se répand dans mon corps et se dilue en une adrénaline puissante, additionne à mes pensées une force immuable. L'enseignement est un plaisir, la torture un bonus addictif. Sourire aux lèvres, mes iris d'ambre restent rivés sur lui en silence, se dispensent du moindre conseil - à mi-chemin entre l'observation immersive et le besoin de le laisser se concentrer. Il n'y a rien à ajouter, Hugo. Quelque part, je suis un peu déçue de voir qu'un sortilège informulé tend autant à te mettre en échec.

Cette vérité résonne, celle de mes attentes qui stagnent, sans pour autant être mises en déroute - car je n'espérais pas un coup de génie de la part d'une des victimes de ce cours supplémentaire. L'apprentissage est une arme, selon bien des gens. Mais je me refuse à penser que ma solitude n'est pas la plus grande de mes forces. Qui de nous deux a raison ?

Tes efforts et ta détermination sont-ils une force à la hauteur de mes sentiments négatifs ? Je me le demande, Hugo. Et j'aimerais savoir si le Bien est aussi fort qu'il est idéalisé dans la plupart des histoires fictives. J'aimerais savoir si tu peux te hisser sur un piédestal, ne serait-ce que pour un instant, savoir si tes croyances sont à la hauteur de mes enseignements.

- Pourquoi tu es là ?

Je me place dans son champ de vision, le forçant à se concentrer sur moi pour interrompre ses tentatives. Il y a eu un peu d'avancée mais un sortilège ne devrait pas lui poser autant de problèmes. Pas à quelqu'un de son année, en tout cas - à en juger par mes capacités de l'an dernier. Je peux voir à ses mimiques qu'il n'a pas sorti sa baguette avant de venir ici et bien qu'il s'y mette sérieusement, il n'a pas abordé ce cours avec le sérieux qui incombe. Il n'attendait probablement rien de ce cours, lui non plus. Je ne peux pas lui en vouloir mais ce n'est pas une mentalité à moitié belliqueuse seulement qui fait gagner des guerres. Une victoire résulte d'une préparation parfaite et le seul fait d'avoir jeté quelques sorts pour se mettre en forme aurait largement accéléré les performances de ce garçon.

- Tu dois le travailler, hein ? Mais est-ce que tu le veux ? Est-ce que tu veux être sorcier ? Est-ce que tu te sens concerné ?

Un pas vers lui. Ma baguette tournoie entre mes doigts.
Ressens-le, Hugo. Le poids du danger de ce monde inconnu.

- Si tu comptes sur ton sens du devoir, je vais te motiver.

Second pas vers lui. Ma baguette se pointe vers le lustre.
Ressens-la, Hugo. La peur qui stimule le talent caché.

- Tu as trois essais. Si tu ne réussis pas, je fais tomber ce lustre en espérant, ma foi, que les élèves qui se trouvent au-dessous aient plus de réussite que toi dans leur sortilège.

Regarde-moi, Hugo. Juge de toi-même si je suis sérieuse. Doute encore de moi, même sans me connaître, et tu comprendras bien vite le monde que je connais. Je connais les serpents, la magie la plus sombre, le monde le plus détesté. Tu dois réussir ton année, je dois réussir à comprendre et tu n'es capable de rien m'apporter. Tu n'es capable de rien, pas même de mettre un terme à un sortilège aussi basique. Cette fois, tu ressentiras le poids de tout le temps que tu as perdu, les conséquences du manque d'efforts, la distance que les autres ont parcouru.

Je me moque de ton avenir, de tous tes échecs. Il n'y a que ta réussite qui compte. Que tu réussisses et arrêtes de me faire perdre mon temps ; que tu échoues et m'offre le plaisir de ton désespoir - que le monde s'écroule au terme de cette journée, je serai définitivement gagnante.


robb stark







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